
Dans un changement de politique majeur annoncé tard le 22 mai 2026, les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont déclaré que le processus d’ajustement de statut (AOS) — longtemps la voie standard pour des centaines de milliers d’étrangers vivant légalement aux États-Unis — sera désormais considéré comme une « mesure exceptionnelle » accordée uniquement dans des cas rares. Sauf si un agent de l’USCIS identifie une raison impérieuse d’intérêt national ou humanitaire, les demandeurs devront quitter les États-Unis et compléter leur procédure de visa d’immigrant auprès d’un consulat américain dans leur pays d’origine. Cette décision ferme pratiquement la porte au traitement des cartes vertes sur le territoire pour la plupart des catégories, y compris les professionnels sous visa emploi, les conjoints de citoyens américains, les étudiants passant du statut F-1 ou J-1, les réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que les titulaires de visas temporaires comme H-1B, L-1 ou O-1.
L’USCIS présente ce changement comme un « retour à l’intention originelle » de la loi sur l’immigration et la nationalité, arguant que les visas temporaires n’étaient jamais destinés à servir de tremplin vers la résidence permanente. Les avocats spécialisés en immigration rétorquent que le Congrès a explicitement créé l’AOS en 1952 pour éviter les retards consulaires et la séparation des familles. Les conséquences pratiques pour les employeurs et les talents étrangers sont immédiates. Les files d’attente pour les entretiens consulaires dépassent déjà un an dans de nombreux postes à fort volume ; certaines ambassades américaines — Afghanistan, Iran, Syrie — sont même totalement fermées. Les multinationales doivent désormais faire face à des rotations coûteuses à l’étranger ou à des retards de projets lorsque des employés clés partent pour un traitement consulaire.
Pour les particuliers et employeurs tentant de s’adapter à ce nouveau labyrinthe consulaire, le portail en ligne VisaHQ (https://www.visahq.com/united-states/) peut faciliter la prise de rendez-vous, la préparation des documents et fournir des conseils spécifiques par pays — aidant ainsi les voyageurs à réduire les délais d’attente et à éviter les erreurs de procédure à un moment où les entretiens à l’étranger sont devenus inévitables.
Les travailleurs originaires de pays soumis à des interdictions de voyage risquent de se voir refuser la réadmission une fois partis. Les familles aux statuts migratoires mixtes pourraient être séparées pendant des mois, et les bénéficiaires de libération humanitaire pourraient être contraints de retourner dans des environnements dangereux pour poursuivre leur demande de résidence. Les analystes prévoient des recours judiciaires. L’American Immigration Lawyers Association a qualifié cette politique de « cercle vicieux impossible » et estime qu’elle viole la loi sur la procédure administrative. Les groupes d’affaires envisagent des actions en justice pour impact économique, rappelant que près de 600 000 dossiers AOS sont déposés chaque année et que les secteurs technologique et de la santé dépendent fortement d’un AOS fluide pour retenir leurs talents. Pour l’instant, les employeurs conseillent aux employés étrangers ayant une demande I-485 en cours de ne pas voyager et de préparer des plans de secours pour un traitement à l’étranger si la règle est maintenue. Les équipes de mobilité internationale doivent : 1) identifier les employés et leurs ayants droit concernés ; 2) prévoir un budget pour des interruptions prolongées de mission ; 3) réserver tôt les rendez-vous consulaires spécifiques à chaque pays ; et 4) réévaluer les calendriers d’immigration pour les transferts à venir aux États-Unis. Les entreprises opérant dans des pays soumis à des interdictions de voyage doivent élaborer des stratégies sur mesure, telles que le traitement dans un pays tiers ou l’exploration d’alternatives non-immigrantes, en attendant l’issue des recours juridiques.
L’USCIS présente ce changement comme un « retour à l’intention originelle » de la loi sur l’immigration et la nationalité, arguant que les visas temporaires n’étaient jamais destinés à servir de tremplin vers la résidence permanente. Les avocats spécialisés en immigration rétorquent que le Congrès a explicitement créé l’AOS en 1952 pour éviter les retards consulaires et la séparation des familles. Les conséquences pratiques pour les employeurs et les talents étrangers sont immédiates. Les files d’attente pour les entretiens consulaires dépassent déjà un an dans de nombreux postes à fort volume ; certaines ambassades américaines — Afghanistan, Iran, Syrie — sont même totalement fermées. Les multinationales doivent désormais faire face à des rotations coûteuses à l’étranger ou à des retards de projets lorsque des employés clés partent pour un traitement consulaire.
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