
L’Italie a fixé le prix de la liberté pour les demandeurs d’asile soumis à la procédure accélérée aux frontières : 4 938 €. Un décret signé par le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi, le ministre de la Justice Carlo Nordio et le ministre de l’Économie Giancarlo Giorgetti a été publié dans la Gazzetta Ufficiale le 26 mai, précisant l’article 6-bis de la loi dite Cutro adoptée en mars. Selon cette loi, les ressortissants non européens arrivant de pays considérés comme « sûrs » et dépourvus de documents de voyage valides peuvent être soumis à une procédure de quatre semaines en zone frontalière. Ils sont généralement détenus dans des centres d’accueil ou de rétention (CPR) pendant l’examen de leur demande. Le nouveau décret leur permet d’éviter la détention en fournissant une garantie bancaire ou d’assurance individuelle couvrant l’hébergement, la subsistance et, surtout, le coût du renvoi en cas de rejet de leur demande. Cette garantie doit être versée intégralement, ne peut être payée par des tiers et est confisquée si le migrant disparaît.
Pour les particuliers, employeurs ou parrains académiques qui cherchent à s’y retrouver dans ces règles changeantes, VisaHQ peut être un allié pratique. Via sa page dédiée à l’Italie (https://www.visahq.com/italy/), la plateforme suit en temps réel les évolutions réglementaires et aide ses clients à constituer les visas, certificats d’assurance et garanties financières adéquats, minimisant ainsi les risques de détention ou d’erreurs coûteuses à la frontière.
Les partis d’opposition et les ONG ont réagi avec colère, qualifiant cette mesure de « classiste » et « inhumaine » — un système payant pour être libre qui pénalise les réfugiés les plus démunis. Le gouvernement rétorque que le montant est calculé sur la base des coûts moyens de renvoi et vise à accélérer les retours, dissuadant les demandes infondées. Pour les employeurs et universités qui assistent parfois des candidats qualifiés confrontés à des lacunes documentaires, le décret soulève des questions pratiques : les entreprises peuvent-elles avancer légalement ces fonds ? Le ministère de l’Intérieur répond par la négative ; la garantie doit provenir de l’individu, même si rien n’empêche un employeur de rembourser ultérieurement les frais légitimes après la libération. Les conseillers juridiques recommandent aux clients multinationaux accueillant des stagiaires ou détachés venant de pays sur la « liste sûre » (comme la Tunisie ou la Côte d’Ivoire) de s’assurer qu’ils disposent de tous les documents de visa et preuves de ressources pour éviter d’être pris dans la procédure accélérée. Les compagnies aériennes et maritimes doivent également mettre à jour leurs protocoles d’enregistrement pour réduire les amendes liées à la responsabilité du transporteur en cas de voyageurs mal documentés. Reste à voir si le montant de 4 938 € résistera à un éventuel contrôle judiciaire ; la Cour de justice de l’UE avait annulé une caution similaire en Hongrie en 2020. Pour l’heure, ce régime de garantie financière est le prix à payer pour la liberté de circulation aux frontières extérieures de l’Italie.
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