
Le système aérien suisse, réputé pour sa fiabilité, se heurte aux limites sévères de la sécurité énergétique. Le Bureau fédéral de l’approvisionnement économique du pays (BAE) a confirmé le 22 avril que les réserves obligatoires de kérosène ne couvrent plus que l’équivalent de 72 jours d’exploitation normale, soit 18 jours de moins que le minimum légal de 90 jours. Ce déficit résulte directement du blocus du détroit d’Hormuz, qui a réduit les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient et fait grimper les prix du kérosène de 22 % en un mois. Les importateurs s’efforcent de trouver des cargaisons de remplacement aux États-Unis, mais les créneaux dans les raffineries et la capacité de transport maritime sont rares et coûteux.
Pour les compagnies aériennes, la situation est critique : chaque hausse de 10 % du prix du carburant réduit d’environ un point de pourcentage leurs marges d’exploitation. SWISS, Edelweiss et les nombreuses compagnies étrangères desservant Zurich et Genève paient déjà des tarifs spot jamais vus depuis la sortie immédiate de la pandémie. Si les stocks ne sont pas rapidement reconstitués, le BAE avertit que des règles de rationnement, appliquées pour la dernière fois lors de la crise pétrolière des années 1970, pourraient être réactivées. Celles-ci privilégieraient les vols long-courriers transportant du fret en soute et les opérations médicales critiques, au détriment des vols de loisirs, entraînant des suppressions de vols en pleine période de vacances scolaires en Europe.
Avant d’envisager des changements de dernière minute, les passagers, notamment ceux nécessitant une autorisation d’entrée en Suisse ou dans d’autres pays Schengen, gagneraient à utiliser la plateforme en ligne VisaHQ, qui offre des conseils en temps réel et facilite les démarches de demande de visa pour la Suisse et plus de 200 autres pays. Ce service (https://www.visahq.com/switzerland/) permet de réduire les délais administratifs et d’être alerté des mises à jour des documents, un atout précieux en cas de perturbations de vols nécessitant des modifications rapides d’itinéraires.
Les aéroports préparent des plans d’urgence. L’aéroport de Zurich a demandé aux agents de handling de finaliser des procédures « tanker-in, tanker-out » permettant aux gros porteurs d’arriver avec suffisamment de carburant pour un aller-retour, tandis que l’aéroport de Genève rouvre des voies ferrées inutilisées pour acheminer le kérosène depuis les raffineries de Marseille et Fos-sur-Mer. Basel-Mulhouse envisage une surtaxe temporaire pour dissuader les ravitaillements des jets privés en aviation générale. Les responsables des déplacements professionnels doivent s’attendre à une hausse des prix des billets et au risque d’annulations de dernière minute sur les vols intra-européens, où les marges bénéficiaires sont faibles et peu flexibles face aux chocs sur le carburant. Il est conseillé aux équipes mobilité d’intégrer des marges de temps supplémentaires dans les itinéraires et de privilégier les billets entièrement remboursables tant que la situation des approvisionnements n’est pas stabilisée. Les voyageurs titulaires de passeports hors UE doivent aussi garder à l’esprit que toute nouvelle réservation peut entraîner une nouvelle prise d’empreintes dans le système EES à chaque passage d’une frontière extérieure Schengen.
À plus long terme, la vulnérabilité du secteur aérien suisse souligne l’urgence de diversifier les sources d’énergie. Le Conseil fédéral et le Parlement envisagent des incitations pour la production de carburants d’aviation durables (SAF) en Suisse, mais les volumes ne seront pas disponibles avant 2028. D’ici là, les compagnies aériennes et leurs clients internationaux devront composer avec un paysage aérien plus volatil et potentiellement plus coûteux.
Pour les compagnies aériennes, la situation est critique : chaque hausse de 10 % du prix du carburant réduit d’environ un point de pourcentage leurs marges d’exploitation. SWISS, Edelweiss et les nombreuses compagnies étrangères desservant Zurich et Genève paient déjà des tarifs spot jamais vus depuis la sortie immédiate de la pandémie. Si les stocks ne sont pas rapidement reconstitués, le BAE avertit que des règles de rationnement, appliquées pour la dernière fois lors de la crise pétrolière des années 1970, pourraient être réactivées. Celles-ci privilégieraient les vols long-courriers transportant du fret en soute et les opérations médicales critiques, au détriment des vols de loisirs, entraînant des suppressions de vols en pleine période de vacances scolaires en Europe.
Avant d’envisager des changements de dernière minute, les passagers, notamment ceux nécessitant une autorisation d’entrée en Suisse ou dans d’autres pays Schengen, gagneraient à utiliser la plateforme en ligne VisaHQ, qui offre des conseils en temps réel et facilite les démarches de demande de visa pour la Suisse et plus de 200 autres pays. Ce service (https://www.visahq.com/switzerland/) permet de réduire les délais administratifs et d’être alerté des mises à jour des documents, un atout précieux en cas de perturbations de vols nécessitant des modifications rapides d’itinéraires.
Les aéroports préparent des plans d’urgence. L’aéroport de Zurich a demandé aux agents de handling de finaliser des procédures « tanker-in, tanker-out » permettant aux gros porteurs d’arriver avec suffisamment de carburant pour un aller-retour, tandis que l’aéroport de Genève rouvre des voies ferrées inutilisées pour acheminer le kérosène depuis les raffineries de Marseille et Fos-sur-Mer. Basel-Mulhouse envisage une surtaxe temporaire pour dissuader les ravitaillements des jets privés en aviation générale. Les responsables des déplacements professionnels doivent s’attendre à une hausse des prix des billets et au risque d’annulations de dernière minute sur les vols intra-européens, où les marges bénéficiaires sont faibles et peu flexibles face aux chocs sur le carburant. Il est conseillé aux équipes mobilité d’intégrer des marges de temps supplémentaires dans les itinéraires et de privilégier les billets entièrement remboursables tant que la situation des approvisionnements n’est pas stabilisée. Les voyageurs titulaires de passeports hors UE doivent aussi garder à l’esprit que toute nouvelle réservation peut entraîner une nouvelle prise d’empreintes dans le système EES à chaque passage d’une frontière extérieure Schengen.
À plus long terme, la vulnérabilité du secteur aérien suisse souligne l’urgence de diversifier les sources d’énergie. Le Conseil fédéral et le Parlement envisagent des incitations pour la production de carburants d’aviation durables (SAF) en Suisse, mais les volumes ne seront pas disponibles avant 2028. D’ici là, les compagnies aériennes et leurs clients internationaux devront composer avec un paysage aérien plus volatil et potentiellement plus coûteux.