
Le gouvernement italien a publié un décret exigeant que certains demandeurs d’asile déposent une garantie bancaire ou d’assurance de 4 938 € s’ils souhaitent rester libres pendant l’examen de leur demande, au lieu d’être placés dans un « centre de permanence et de rapatriement » (CPR). Cette mesure, signée par le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi, ainsi que par les ministres de la Justice et de l’Économie, et publiée dans la Gazzetta Ufficiale le 26 mai 2026, met en œuvre les dispositions de procédure accélérée aux frontières prévues par la loi dite Cutro adoptée en mars dernier. Selon cette nouvelle règle, les ressortissants de pays tiers dont les demandes sont traitées dans le cadre de la procédure accélérée aux frontières et provenant de pays figurant sur la liste italienne des « pays sûrs » seront détenus à moins qu’ils ne présentent un passeport valide ou ne déposent la garantie dans le court délai des contrôles biométriques. Les fonds doivent couvrir quatre semaines d’hébergement, de subsistance et un éventuel billet de retour, et doivent être versés en une seule fois par le demandeur lui-même ; le paiement par des tiers est formellement interdit. Les autorités gouvernementales estiment que cette exigence financière permettra de limiter les demandes d’asile « abusives » et d’accélérer les expulsions, une priorité politique après une hausse de 26 % des arrivées par la mer l’an dernier. Les opposants politiques et les ONG dénoncent une mesure « classiste » et « inhumaine », rappelant que la Cour de justice de l’UE avait annulé une règle similaire en Hongrie en 2020. Des juristes soulignent également que transformer la liberté en une option payante risque de violer à la fois la directive européenne sur les procédures d’asile et l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Pour les employeurs et les responsables de la mobilité internationale, ce décret complique encore la donne : les travailleurs hautement qualifiés ou stagiaires se voyant refuser l’entrée pourraient, en théorie, être immédiatement placés en détention s’ils ne peuvent pas mobiliser près de 5 000 € en urgence. Les équipes en charge de la mobilité doivent revoir les contrôles documentaires avant l’arrivée et s’assurer que les passeports et preuves de moyens financiers sont disponibles pour tout salarié non européen franchissant une frontière terrestre ou maritime italienne. Les entreprises qui soutiennent régulièrement des filières de talents réfugiés devront prévoir des budgets de secours, sous peine de voir leurs candidats retenus dans des centres CPR.
Les organisations et voyageurs individuels cherchant des informations claires et actualisées sur les formalités d’entrée en Italie — y compris les garanties financières et mises à jour documentaires — peuvent consulter le portail Italie de VisaHQ (https://www.visahq.com/italy/) qui propose des listes de contrôle consolidées, une assistance aux demandes et des alertes réglementaires en temps réel. Les spécialistes de VisaHQ suivent de près les décrets ministériels et peuvent signaler les changements susceptibles d’affecter les demandeurs d’asile, les transferts d’entreprise ou les visiteurs de courte durée, aidant ainsi leurs clients à rester en conformité et à éviter des surprises coûteuses à la frontière.
Le ministère de l’Intérieur doit encore rédiger des règlements secondaires précisant les modalités de dépôt et de restitution de la garantie ; les avocats spécialisés en immigration attendent des instructions opérationnelles dans les 30 jours. D’ici là, la police aux frontières est habilitée à collecter directement les garanties. Les parties prenantes doivent donc suivre les circulaires à venir et former le personnel local aux nouvelles procédures avant la haute saison estivale, période où visiteurs d’affaires et entrants humanitaires convergent souvent vers les mêmes points d’entrée.
Pour les employeurs et les responsables de la mobilité internationale, ce décret complique encore la donne : les travailleurs hautement qualifiés ou stagiaires se voyant refuser l’entrée pourraient, en théorie, être immédiatement placés en détention s’ils ne peuvent pas mobiliser près de 5 000 € en urgence. Les équipes en charge de la mobilité doivent revoir les contrôles documentaires avant l’arrivée et s’assurer que les passeports et preuves de moyens financiers sont disponibles pour tout salarié non européen franchissant une frontière terrestre ou maritime italienne. Les entreprises qui soutiennent régulièrement des filières de talents réfugiés devront prévoir des budgets de secours, sous peine de voir leurs candidats retenus dans des centres CPR.
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