
Après une décennie de gel diplomatique, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a conclu le 30 mai une visite de trois jours à Ottawa en déclarant que les relations sino-canadiennes étaient « pleinement rétablies » et que les dialogues politiques, sécuritaires et économiques suspendus allaient reprendre immédiatement. Si les déclarations conjointes ont mis l’accent sur la géopolitique, les spécialistes de la mobilité internationale estiment que cette avancée ouvre la voie à un traitement plus rapide des visas, à l’élargissement des accords de services aériens et à une reprise des échanges professionnels bilatéraux, qui avaient été freinés pendant des années de tensions.
Contexte : L’arrestation en 2018 de Meng Wanzhou, cadre de Huawei, par le Canada, suivie de la détention de deux Canadiens à Pékin, avait gravement perturbé les échanges entre les populations. Entre 2019 et 2023, les inscriptions d’étudiants chinois dans les universités canadiennes ont chuté de 42 %, tandis que les vols directs passagers sont passés de 104 à 34 par semaine. Les responsables de la mobilité en entreprise ont dû faire face à des décisions imprévisibles concernant les permis de travail et à des contrôles de sécurité renforcés pour les voyageurs chinois entrant au Canada.
Ce qui change :
• Les deux ministres des Affaires étrangères ont convenu d’« accélérer les discussions » pour ajouter Toronto et Guangzhou comme aéroports désignés dans le cadre de l’Accord bilatéral de transport aérien, un point crucial pour la planification des vols à l’approche de la saison hivernale.
• Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a confirmé aux médias spécialisés qu’il reprendra les réunions trimestrielles avec l’Administration nationale de l’immigration chinoise pour coordonner les données biométriques, les programmes pilotes d’employeurs de confiance et un système de reconnaissance réciproque des permis de travail post-études.
• Ottawa devrait lever son ordre de « contrôle renforcé » de 2020, qui soumettait la plupart des demandes de permis de travail chinois à des examens de sécurité longs, ce qui pourrait réduire de 4 à 6 semaines les délais de traitement pour les transferts intra-entreprise.
Conséquences pour les voyageurs d’affaires : Les entreprises technologiques disposant de centres de R&D à Vancouver et Shenzhen anticipent des bénéfices immédiats, car les réaffectations de personnel sont souvent bloquées dans des limbes administratives. Les exportateurs agroalimentaires canadiens espèrent que les visites de contrôle qualité sur site par les inspecteurs chinois — tenues virtuellement depuis 2020 — reprendront en personne, ce qui permettrait de débloquer un retard d’approbations de produits estimé à 500 millions de dollars canadiens. Les universités tablent sur une hausse pouvant atteindre 20 % du nombre d’étudiants chinois pour la rentrée 2027, dynamisant ainsi les économies régionales de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique.
Pour les entreprises et particuliers souhaitant profiter de ce dégel, les spécialistes des visas de VisaHQ peuvent simplifier les démarches des deux côtés du Pacifique. Leur plateforme en ligne (https://www.visahq.com/china/) suit en temps réel les dernières exigences chinoises et canadiennes, propose des services de vérification de documents et peut coordonner les envois par courrier, un atout alors que les consulats reprennent leurs activités et que les règles évoluent.
Précautions : Aucun changement concret de politique de visa n’a été annoncé, et la question sensible du registre canadien proposé sur les ingérences étrangères reste en suspens. Les conseillers en mobilité préviennent que la reprise des fréquences de vols supplémentaires dépendra des audits de sécurité de Transports Canada sur les compagnies chinoises, ce qui pourrait repousser l’augmentation effective des capacités jusqu’au début 2027. Néanmoins, ce dégel diplomatique est largement perçu comme une condition préalable aux négociations techniques sur la facilitation des visas et la désignation des transporteurs.
Prochaines étapes : La première consultation politique et sécuritaire relancée est prévue en septembre 2026 à Pékin, avec un groupe de travail dédié à la « mobilité et aux liens entre les populations ». Les observateurs attendent des annonces sur des pilotes de visa électronique, des quotas de mobilité jeunesse et l’éventuelle intégration du Canada au système automatisé d’immigration eGate de la Chine pour les détenteurs de la carte de voyage d’affaires APEC.
Contexte : L’arrestation en 2018 de Meng Wanzhou, cadre de Huawei, par le Canada, suivie de la détention de deux Canadiens à Pékin, avait gravement perturbé les échanges entre les populations. Entre 2019 et 2023, les inscriptions d’étudiants chinois dans les universités canadiennes ont chuté de 42 %, tandis que les vols directs passagers sont passés de 104 à 34 par semaine. Les responsables de la mobilité en entreprise ont dû faire face à des décisions imprévisibles concernant les permis de travail et à des contrôles de sécurité renforcés pour les voyageurs chinois entrant au Canada.
Ce qui change :
• Les deux ministres des Affaires étrangères ont convenu d’« accélérer les discussions » pour ajouter Toronto et Guangzhou comme aéroports désignés dans le cadre de l’Accord bilatéral de transport aérien, un point crucial pour la planification des vols à l’approche de la saison hivernale.
• Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a confirmé aux médias spécialisés qu’il reprendra les réunions trimestrielles avec l’Administration nationale de l’immigration chinoise pour coordonner les données biométriques, les programmes pilotes d’employeurs de confiance et un système de reconnaissance réciproque des permis de travail post-études.
• Ottawa devrait lever son ordre de « contrôle renforcé » de 2020, qui soumettait la plupart des demandes de permis de travail chinois à des examens de sécurité longs, ce qui pourrait réduire de 4 à 6 semaines les délais de traitement pour les transferts intra-entreprise.
Conséquences pour les voyageurs d’affaires : Les entreprises technologiques disposant de centres de R&D à Vancouver et Shenzhen anticipent des bénéfices immédiats, car les réaffectations de personnel sont souvent bloquées dans des limbes administratives. Les exportateurs agroalimentaires canadiens espèrent que les visites de contrôle qualité sur site par les inspecteurs chinois — tenues virtuellement depuis 2020 — reprendront en personne, ce qui permettrait de débloquer un retard d’approbations de produits estimé à 500 millions de dollars canadiens. Les universités tablent sur une hausse pouvant atteindre 20 % du nombre d’étudiants chinois pour la rentrée 2027, dynamisant ainsi les économies régionales de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique.
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Précautions : Aucun changement concret de politique de visa n’a été annoncé, et la question sensible du registre canadien proposé sur les ingérences étrangères reste en suspens. Les conseillers en mobilité préviennent que la reprise des fréquences de vols supplémentaires dépendra des audits de sécurité de Transports Canada sur les compagnies chinoises, ce qui pourrait repousser l’augmentation effective des capacités jusqu’au début 2027. Néanmoins, ce dégel diplomatique est largement perçu comme une condition préalable aux négociations techniques sur la facilitation des visas et la désignation des transporteurs.
Prochaines étapes : La première consultation politique et sécuritaire relancée est prévue en septembre 2026 à Pékin, avec un groupe de travail dédié à la « mobilité et aux liens entre les populations ». Les observateurs attendent des annonces sur des pilotes de visa électronique, des quotas de mobilité jeunesse et l’éventuelle intégration du Canada au système automatisé d’immigration eGate de la Chine pour les détenteurs de la carte de voyage d’affaires APEC.
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