
Le gouvernement tchèque, dirigé par le Premier ministre Andrej Babiš, a approuvé lundi 25 mai 2026 une réforme majeure modifiant sept lois distinctes régissant l’asile, le séjour des étrangers et les mesures spéciales « lex Ukraine » adoptées après l’invasion russe de 2022. Selon cette proposition, les bénéficiaires de la protection temporaire (dont la grande majorité sont des déplacés ukrainiens) perdraient automatiquement leur statut s’ils passent plus de 30 jours hors de l’espace Schengen ou s’ils commettent un crime grave en République tchèque, généralement passible d’une expulsion. Le projet de loi instaure également une nouvelle exigence : les adultes percevant des aides humanitaires doivent soit être employés, travailleurs indépendants, soit être inscrits activement auprès de l’Office du travail ; ils doivent aussi résider sur le territoire tchèque au moins 16 jours dans le mois pour lequel l’aide est demandée. Les enfants, étudiants à temps plein et retraités sont exemptés.
Pour anticiper ces règles en évolution, il peut être utile de consulter le portail VisaHQ dédié à la République tchèque (https://www.visahq.com/czech-republic/), qui propose des informations actualisées sur les limites de séjour dans l’espace Schengen, les permis de travail et les démarches administratives, ainsi que des outils simplifiés pour les particuliers et les entreprises.
Le ministre de l’Intérieur, Lubomír Metnar, a déclaré aux journalistes que des règles plus strictes étaient nécessaires pour lutter contre le tourisme aux prestations sociales et renforcer les contrôles de sécurité. Les chiffres officiels indiquent que la République tchèque accueille environ 386 000 réfugiés ukrainiens, mais seulement 90 000 ont bénéficié d’un soutien humanitaire en mars. Le ministère précise que plus de 40 enquêtes pénales pour fraude aux prestations ont été ouvertes cette année. Les milieux économiques suivent ces évolutions de près. Les ressortissants ukrainiens représentent une part importante de la main-d’œuvre dans la construction, la logistique et l’hôtellerie, et les employeurs craignent que des restrictions trop sévères sur les déplacements ne perturbent les cycles de travail saisonniers. Le gouvernement rétorque que la limite de 30 jours dans l’espace Schengen permet toujours aux travailleurs de rendre visite à leur famille en Ukraine ou d’accepter des missions dans les pays voisins de l’UE sans perdre leur protection. Le projet de loi doit encore être adopté par la Chambre des députés et le Sénat, mais la coalition au pouvoir ANO-SPD dispose d’une majorité confortable. En cas d’adoption, la plupart des dispositions entreront en vigueur le 1er août 2026, laissant aux entreprises et aux organisations d’aide un peu plus de deux mois pour adapter leurs procédures de conformité, mettre à jour leurs politiques RH et informer les salariés des nouvelles règles de résidence.
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Le ministre de l’Intérieur, Lubomír Metnar, a déclaré aux journalistes que des règles plus strictes étaient nécessaires pour lutter contre le tourisme aux prestations sociales et renforcer les contrôles de sécurité. Les chiffres officiels indiquent que la République tchèque accueille environ 386 000 réfugiés ukrainiens, mais seulement 90 000 ont bénéficié d’un soutien humanitaire en mars. Le ministère précise que plus de 40 enquêtes pénales pour fraude aux prestations ont été ouvertes cette année. Les milieux économiques suivent ces évolutions de près. Les ressortissants ukrainiens représentent une part importante de la main-d’œuvre dans la construction, la logistique et l’hôtellerie, et les employeurs craignent que des restrictions trop sévères sur les déplacements ne perturbent les cycles de travail saisonniers. Le gouvernement rétorque que la limite de 30 jours dans l’espace Schengen permet toujours aux travailleurs de rendre visite à leur famille en Ukraine ou d’accepter des missions dans les pays voisins de l’UE sans perdre leur protection. Le projet de loi doit encore être adopté par la Chambre des députés et le Sénat, mais la coalition au pouvoir ANO-SPD dispose d’une majorité confortable. En cas d’adoption, la plupart des dispositions entreront en vigueur le 1er août 2026, laissant aux entreprises et aux organisations d’aide un peu plus de deux mois pour adapter leurs procédures de conformité, mettre à jour leurs politiques RH et informer les salariés des nouvelles règles de résidence.
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