
Les aéroports italiens rencontrent les premières difficultés majeures liées au nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’Union européenne, un registre entièrement numérique qui remplace le tampon manuel sur les passeports des voyageurs hors UE. Ce système, devenu obligatoire depuis le 10 avril, impose à chaque passager de pays tiers de scanner son passeport, de se faire photographier et de fournir quatre empreintes digitales avant de passer le contrôle des frontières. Selon Airports Council International Europe (ACI Europe), ce temps de traitement supplémentaire a déjà engendré des files d’attente de deux à trois heures dans une douzaine de grands aéroports, dont Rome Fiumicino, Milan Malpensa et Venise Marco Polo, et a laissé plus d’une centaine de voyageurs bloqués lorsqu’un vol easyJet de Milan à Manchester a fermé ses portes avant qu’ils ne puissent terminer les formalités. Les agents aux frontières expliquent qu’une première inscription peut prendre jusqu’à cinq minutes si un kiosque ne parvient pas à lire les empreintes, tandis que la Commission européenne affirme que la moyenne est de 70 secondes. Même ce chiffre représente un saut important par rapport aux dix secondes nécessaires pour le tampon manuel auquel les voyageurs d’affaires étaient habitués. Avec la haute saison estivale encore à venir, Olivier Jankovec, directeur d’ACI, a averti que « sans la possibilité de suspendre les enregistrements lorsque les files deviennent ingérables, les aéroports risquent de s’arrêter complètement ».
Le ministère italien de l’Intérieur travaillerait sur des plans de renfort, notamment en mobilisant rapidement 450 agents auxiliaires de la Guardia di Finanza pour renforcer les postes-frontières de Fiumicino et Malpensa dès mai. Pour les entreprises internationales, l’impact immédiat se traduit par des correspondances manquées, une exposition prolongée aux obligations de diligence et des coûts accrus. Des responsables voyages de plusieurs multinationales basées à Milan ont confié à Il Sole 24 Ore qu’ils réorientaient leurs cadres via Zurich ou Vienne pour limiter les risques d’engorgement à la sortie d’Italie, et conseillaient à leur personnel d’arriver à l’aéroport quatre heures avant le départ.
Pour les voyageurs et les gestionnaires de programmes souhaitant plus de sérénité, VisaHQ propose de simplifier les démarches et la préparation nécessaires pour une entrée fluide en Italie. L’entreprise offre des mises à jour en temps réel sur les exigences de l’EES, des vérifications de validité des passeports et des services facilités pour les visas et les résidences ; plus d’informations sont disponibles sur https://www.visahq.com/italy/
Les compagnies aériennes sont également préoccupées : ITA Airways a mis à jour ses Conditions de transport pour préciser que les passagers manquant un vol à cause des retards liés à l’EES ne seront pas réacheminés gratuitement, sauf si les autorités déclarent officiellement une situation de force majeure. Le gouvernement italien voit peu de marge de manœuvre. L’Italie a soutenu ce système biométrique comme une amélioration de la sécurité après les attentats de Paris en 2015, et les autorités soulignent que les interceptions policières augmentent déjà : près de 700 voyageurs faisant l’objet de mandats d’arrêt ont été signalés dans l’ensemble de l’Union durant les cinq premiers jours d’application, selon les données de la Commission. Néanmoins, Rome milite auprès de Bruxelles pour une « période de grâce » de 90 jours permettant aux visiteurs réguliers, ayant un historique propre au contrôle des passeports, d’éviter la capture biométrique complète aux heures de pointe, une proposition actuellement examinée par le groupe de travail Justice et Affaires intérieures du Conseil de l’UE.
Conseils pratiques pour entreprises et voyageurs : (1) s’enregistrer une fois et conserver le QR code de confirmation – les visites répétées dans les trois ans ne nécessitent qu’un scan du passeport ; (2) privilégier les aéroports équipés des kiosques en libre-service les plus récents (Terminal 3 de Rome FCO et Terminal 1 de Milan MXP) où les taux d’échec sont plus faibles ; (3) prévoir des marges supplémentaires dans les plannings de réunions et de vols ; (4) rappeler aux employés américains et britanniques que l’EES est distinct de l’ETIAS, l’autorisation de voyage attendue pour fin 2026.
Le ministère italien de l’Intérieur travaillerait sur des plans de renfort, notamment en mobilisant rapidement 450 agents auxiliaires de la Guardia di Finanza pour renforcer les postes-frontières de Fiumicino et Malpensa dès mai. Pour les entreprises internationales, l’impact immédiat se traduit par des correspondances manquées, une exposition prolongée aux obligations de diligence et des coûts accrus. Des responsables voyages de plusieurs multinationales basées à Milan ont confié à Il Sole 24 Ore qu’ils réorientaient leurs cadres via Zurich ou Vienne pour limiter les risques d’engorgement à la sortie d’Italie, et conseillaient à leur personnel d’arriver à l’aéroport quatre heures avant le départ.
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Conseils pratiques pour entreprises et voyageurs : (1) s’enregistrer une fois et conserver le QR code de confirmation – les visites répétées dans les trois ans ne nécessitent qu’un scan du passeport ; (2) privilégier les aéroports équipés des kiosques en libre-service les plus récents (Terminal 3 de Rome FCO et Terminal 1 de Milan MXP) où les taux d’échec sont plus faibles ; (3) prévoir des marges supplémentaires dans les plannings de réunions et de vols ; (4) rappeler aux employés américains et britanniques que l’EES est distinct de l’ETIAS, l’autorisation de voyage attendue pour fin 2026.
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