
L’Allemagne s’est réveillée le 15 avril au terme de l’une des pires perturbations aériennes depuis la pandémie. Une grève de 48 heures menée par le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC) a paralysé les vols de Lufthansa, Lufthansa Cargo et CityLine du 13 avril à 00h01 jusqu’au 14 avril à 23h59. Selon le suivi des perturbations AirHelp, 1 411 vols ont été annulés et 2 571 retardés ; seul l’aéroport de Francfort a enregistré 432 départs annulés, Munich 284. Le chaos a perduré mercredi, avec avions, équipages et passagers toujours désorganisés.
Les négociations entre VC et Lufthansa ont échoué la semaine dernière sur les questions de revalorisation salariale et de garanties de retraite. Les pilotes réclament une augmentation de 9 % des salaires, assortie d’une clause d’inflation rétroactive à 2025, tandis que la compagnie invoque les pertes liées à la couverture du prix du carburant et les coûts de renouvellement de la flotte pour justifier l’impossibilité d’accéder à ces demandes. Il s’agit de la quatrième grève de l’année, avec un impact direct estimé à 160 millions d’euros de pertes, sans compter les coûts indirects liés aux réacheminements, à l’assistance et aux indemnisations prévues par le règlement européen EU 261.
Les répercussions se sont fait sentir sur 19 aéroports hors d’Allemagne, engorgeant notamment les correspondances à Paris-CDG, Amsterdam-Schiphol et Londres-Heathrow. Les entreprises multinationales organisant des navettes intra-UE pour leurs équipes projets ont vu leur personnel bloqué sur place, tandis que les transitaires ont dû rediriger les cargaisons urgentes vers le transport routier ou des vols cargo dédiés. Les responsables des déplacements professionnels recommandent aux voyageurs de privilégier les partenaires Star Alliance uniquement une fois le statut du vol confirmé, et de prévoir une marge de 24 heures autour des réunions long-courriers.
Conséquences pratiques :
• Les passagers détenteurs de billets émis au plus tard le 11 avril peuvent modifier gratuitement leur réservation sur n’importe quelle compagnie du groupe Lufthansa pour un voyage jusqu’au 21 avril.
• Une indemnisation jusqu’à 600 € au titre du règlement EU 261 est applicable, la grève étant interne à la compagnie.
• Les services RH et mobilité doivent anticiper d’éventuels problèmes de validité de visa en cas de dépassement de la règle Schengen 90/180 jours dû à l’annulation des vols retour ; les conseillers en immigration recommandent de conserver les attestations de perturbation fournies par la compagnie.
Si les délais de visa deviennent critiques en raison d’un séjour prolongé involontaire en Allemagne, VisaHQ peut intervenir : son portail dédié (https://www.visahq.com/germany/) permet aux voyageurs et aux équipes mobilité de vérifier les exigences actualisées et d’organiser rapidement des extensions Schengen ou de nouveaux visas en ligne, assurant ainsi le respect des règles malgré la perturbation.
Aucune nouvelle date de grève n’a été annoncée, mais VC prévient que d’autres arrêts de travail sont « inévitables » sans avancées. Les entreprises avec des déplacements cruciaux en avril-mai sont invitées à anticiper des itinéraires alternatifs via Zurich, Vienne ou les hubs SAS, et à vérifier leurs assurances voyage pour une couverture en cas d’action sociale.
Les négociations entre VC et Lufthansa ont échoué la semaine dernière sur les questions de revalorisation salariale et de garanties de retraite. Les pilotes réclament une augmentation de 9 % des salaires, assortie d’une clause d’inflation rétroactive à 2025, tandis que la compagnie invoque les pertes liées à la couverture du prix du carburant et les coûts de renouvellement de la flotte pour justifier l’impossibilité d’accéder à ces demandes. Il s’agit de la quatrième grève de l’année, avec un impact direct estimé à 160 millions d’euros de pertes, sans compter les coûts indirects liés aux réacheminements, à l’assistance et aux indemnisations prévues par le règlement européen EU 261.
Les répercussions se sont fait sentir sur 19 aéroports hors d’Allemagne, engorgeant notamment les correspondances à Paris-CDG, Amsterdam-Schiphol et Londres-Heathrow. Les entreprises multinationales organisant des navettes intra-UE pour leurs équipes projets ont vu leur personnel bloqué sur place, tandis que les transitaires ont dû rediriger les cargaisons urgentes vers le transport routier ou des vols cargo dédiés. Les responsables des déplacements professionnels recommandent aux voyageurs de privilégier les partenaires Star Alliance uniquement une fois le statut du vol confirmé, et de prévoir une marge de 24 heures autour des réunions long-courriers.
Conséquences pratiques :
• Les passagers détenteurs de billets émis au plus tard le 11 avril peuvent modifier gratuitement leur réservation sur n’importe quelle compagnie du groupe Lufthansa pour un voyage jusqu’au 21 avril.
• Une indemnisation jusqu’à 600 € au titre du règlement EU 261 est applicable, la grève étant interne à la compagnie.
• Les services RH et mobilité doivent anticiper d’éventuels problèmes de validité de visa en cas de dépassement de la règle Schengen 90/180 jours dû à l’annulation des vols retour ; les conseillers en immigration recommandent de conserver les attestations de perturbation fournies par la compagnie.
Si les délais de visa deviennent critiques en raison d’un séjour prolongé involontaire en Allemagne, VisaHQ peut intervenir : son portail dédié (https://www.visahq.com/germany/) permet aux voyageurs et aux équipes mobilité de vérifier les exigences actualisées et d’organiser rapidement des extensions Schengen ou de nouveaux visas en ligne, assurant ainsi le respect des règles malgré la perturbation.
Aucune nouvelle date de grève n’a été annoncée, mais VC prévient que d’autres arrêts de travail sont « inévitables » sans avancées. Les entreprises avec des déplacements cruciaux en avril-mai sont invitées à anticiper des itinéraires alternatifs via Zurich, Vienne ou les hubs SAS, et à vérifier leurs assurances voyage pour une couverture en cas d’action sociale.
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