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févr. 19, 2026

L’UE accélère le traité sur Gibraltar pour fluidifier la frontière Espagne-Royaume-Uni avant l’entrée en vigueur des nouveaux contrôles biométriques

L’UE accélère le traité sur Gibraltar pour fluidifier la frontière Espagne-Royaume-Uni avant l’entrée en vigueur des nouveaux contrôles biométriques
Bruxelles a pris une mesure exceptionnellement rapide pour préserver le flux quotidien de personnes et de marchandises entre l’Espagne et Gibraltar. Le 18 février 2026, la Commission européenne a approuvé l’application provisoire du traité longuement négocié entre l’UE et le Royaume-Uni concernant Gibraltar, contournant ainsi le processus souvent long de ratification par le Parlement européen et les capitales nationales. Cette décision est explicitement prise pour anticiper le lancement, le 10 avril, du Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’UE, qui imposera des scans obligatoires d’empreintes digitales et d’images faciales à tous les voyageurs de pays tiers aux frontières extérieures du bloc.

Selon cet accord, la frontière terrestre à La Línea de la Concepción sera supprimée et Gibraltar sera traité, aux fins de Schengen, comme s’il faisait partie de l’Espagne. Ce sont les agents de la Policía Nacional espagnole — et non les autorités locales de Gibraltar — qui effectueront les contrôles d’entrée Schengen au port et à l’aéroport du Rocher. Les détenteurs de passeports britanniques arrivant directement à Gibraltar seront donc soumis aux contrôles biométriques de l’UE avant de poser le pied sur le sol espagnol, tandis que les 15 000 travailleurs transfrontaliers qui font la navette chaque jour continueront de passer avec une simple carte d’identité. Une nouvelle taxe de 15 % sur les transactions de biens vendus à Gibraltar est mise en place pour compenser les pertes de recettes liées à la disparition de la ligne douanière.

Pour les responsables des déplacements professionnels, cet accord provisoire évite le pire scénario d’un embouteillage nocturne à la frontière dès l’entrée en vigueur de l’EES. Sans cet accord, chaque ressortissant non européen — y compris les citoyens britanniques et de nombreux Gibraltariens — aurait dû faire la queue pour les prises d’empreintes et les scans faciaux dans une installation improvisée à La Línea, un processus que la Commission estimait entre deux et quatre minutes par voyageur. Avec plus de 30 % de la main-d’œuvre de Gibraltar vivant en Andalousie, les enjeux économiques étaient considérables : la Confédération des Entrepreneurs de Cadix avait averti qu’un retard moyen d’une heure ferait perdre 25 millions d’euros par mois au PIB régional.

L’UE accélère le traité sur Gibraltar pour fluidifier la frontière Espagne-Royaume-Uni avant l’entrée en vigueur des nouveaux contrôles biométriques


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Le traité apporte également une certitude à long terme pour les entreprises qui installent du personnel sur le Rocher tout en desservant des clients en Espagne. Une fois ratifié définitivement, les professionnels basés à Gibraltar bénéficieront d’une mobilité Schengen pour des déplacements professionnels jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, alignant leurs droits sur ceux des autres résidents non européens d’Espagne titulaires d’une carte de séjour biométrique. Les employeurs doivent toutefois préparer leurs équipes aux modalités pratiques de l’enrôlement dans l’EES : le premier passage après le 10 avril nécessitera toujours une capture biométrique complète, même dans le cadre du traité, bien que les passages suivants seront plus rapides.

Des obstacles politiques subsistent. À Londres, des députés de l’opposition ont exigé la publication du texte du traité, arguant que la présence de la police espagnole à Gibraltar soulève des questions de souveraineté. Tout retard à Westminster pourrait encore compromettre le calendrier si le Royaume-Uni ne finalise pas sa propre approbation provisoire avant le lancement de l’EES. Pour l’instant, cependant, les planificateurs de mobilité peuvent supposer que la frontière de Gibraltar — l’un des passages commerciaux les plus fréquentés d’Europe — restera fluide ce printemps.
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