
Le ministère polonais de l’Intérieur et de l’Administration (MSWiA) a confirmé que les contrôles temporaires réintroduits en juillet dernier aux frontières terrestres avec l’Allemagne et la Lituanie seront maintenus pour près de six mois supplémentaires, du 5 avril au 1er octobre 2026. Cette prolongation a été publiée dimanche soir au Journal officiel du gouvernement et relayée sur les réseaux sociaux du MSWiA. Bien que ces trois pays fassent partie de l’espace Schengen sans contrôle aux frontières, l’article 25 du Code des frontières Schengen permet à un État membre de rétablir les contrôles lorsqu’il estime que l’ordre public ou la sécurité intérieure sont menacés. Varsovie invoque toujours la hausse des migrations irrégulières orchestrées par la Biélorussie en 2021-2022 ainsi que les répercussions sécuritaires du conflit en Ukraine comme justification. Selon ce règlement, les voyageurs arrivant d’Allemagne ou de Lituanie — par route, rail ou aux nombreux petits postes frontaliers locaux — peuvent être soumis à des contrôles d’identité.
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La garde-frontière polonaise a déployé des agents supplémentaires, des scanners mobiles et des unités de reconnaissance des plaques d’immatriculation, tandis que la Force de défense territoriale assure un soutien logistique. Les contrôles ciblent principalement les bus, les fourgons et les routes secondaires supposées utilisées par les réseaux de contrebande ; le fret commercial est quant à lui canalisé via 11 corridors préétablis avec des zones d’inspection dédiées afin de limiter les retards dans les chaînes d’approvisionnement. Pour les entreprises, l’impact majeur concerne les navettes transfrontalières et les livraisons justes-à-temps. Les industriels situés le long des zones industrielles à l’ouest et au nord de la Pologne déplorent que même de courts retards perturbent leurs lignes de production. Les sociétés de logistique estiment que les formalités supplémentaires — les conducteurs doivent désormais présenter une preuve d’emploi et des manifestes de cargaison traduits en polonais — engendrent un surcoût de 40 à 60 € par trajet. Le MSWiA rétorque que la précédente période de neuf mois de contrôles avait permis une baisse de 23 % des cas de trafic détectés et aidé les polices polonaise et allemande à démanteler deux importants réseaux de passeurs. Cette nouvelle prolongation maintient les contrôles pendant la haute saison touristique estivale. Les hôteliers de Gdańsk et de Mazurie craignent que ces contrôles aléatoires ne dissuadent les touristes allemands, qui représentent un cinquième des nuitées étrangères. La chambre du tourisme appelle le gouvernement à exonérer les voyages en autocar et à publier en temps réel les temps d’attente moyens en ligne, à l’image du système en vigueur à la frontière orientale de la Pologne. À plus long terme, les autorités laissent entendre que Varsovie pourrait maintenir une forme de contrôle frontalier « basé sur le renseignement » même après octobre, si les négociations européennes sur une refonte du Code des frontières Schengen n’aboutissent pas. Les entreprises aux activités transfrontalières fréquentes sont donc invitées à prévoir des marges supplémentaires dans leurs plannings de livraison et à rappeler à leurs collaborateurs mobiles de toujours porter un passeport ou une carte d’identité valide. Les sociétés transportant des marchandises de grande valeur sont conseillées de prévenir les postes de garde-frontière au moins 24 heures à l’avance afin d’obtenir des créneaux prioritaires.
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