
Le ministère polonais de l’Intérieur et de l’Administration (MSWiA) a publié un nouveau règlement prolongeant officiellement la réintroduction temporaire des contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen, aux frontières terrestres de la Pologne avec l’Allemagne et la Lituanie, pour une période supplémentaire de six mois, jusqu’au 4 avril 2026. Cette mesure, signée par le ministre de l’Intérieur Marcin Kierwiński et publiée à 06h05 le 27 mars 2026, répond directement à la pression continue exercée par des réseaux organisés de passeurs opérant le long du corridor migratoire dit Baltique–Pologne–Europe de l’Ouest.
Dans le cadre de cette prolongation, des contrôles ponctuels se poursuivront à certains points de passage routiers ainsi que le long des zones frontalières dites « vertes ». Selon les statistiques de la Garde des frontières citées dans le règlement, près de 25 000 tentatives d’entrée irrégulière ont été enregistrées à la frontière polono-biélorusse au cours des huit premiers mois de 2025, avec 478 traversées illégales de la Lituanie vers la Pologne et 247 interceptions à la frontière allemande liées à ce même itinéraire. Les autorités estiment que fermer ces « portes arrière » internes est indispensable tant que la pression à la frontière extérieure avec la Biélorussie reste élevée.
Pour les voyageurs d’affaires et les responsables de la mobilité en entreprise, cette décision signifie que les contrôles d’identité et des véhicules — réintroduits en octobre 2025 — resteront en vigueur lors des entrées et sorties de Pologne par la route ou le rail via l’Allemagne ou la Lituanie. Bien que le Code des frontières Schengen n’autorise ces contrôles qu’en cas de situation exceptionnelle, Varsovie justifie cette prolongation par la menace migratoire actuelle. Les entreprises transportant des marchandises ou du personnel à travers ces frontières doivent donc continuer à anticiper d’éventuels retards, veiller à ce que leurs employés disposent de passeports ou cartes d’identité nationales valides, et prévoir des marges supplémentaires dans leurs plannings de déplacement.
Concrètement, les contrôles s’effectuent principalement du côté allemand aux postes-frontières de Świecko, Olszyna et Kołbaskowo, et du côté lituanien à Budzisko et Ogrodniki. Ils consistent en des vérifications aléatoires plutôt qu’en un tamponnage systématique, mais les transporteurs rapportent des temps d’attente allant de 15 minutes pour les voitures particulières à plus d’une heure pour les poids lourds aux heures de pointe.
Pour les équipes de mobilité d’entreprise cherchant un soutien pratique, VisaHQ peut faciliter la conformité : la page dédiée à la Pologne (https://www.visahq.com/poland/) fournit des informations en temps réel sur les exigences documentaires et permet aux voyageurs de demander visas ou autorisations de voyage en ligne, réduisant ainsi les risques de blocages pendant la période de ces contrôles temporaires.
Les services RH doivent informer les collaborateurs détachés que la possession d’une carte de séjour polonaise (karta pobytu) ne les dispense pas de présenter un document de voyage valide sur demande. À plus long terme, l’horizon de six mois de ce règlement laisse entendre que Varsovie entend réévaluer la mesure chaque printemps et automne, conformément aux règles européennes qui limitent les contrôles aux frontières intérieures à des périodes renouvelables de six mois. Toute levée des contrôles dépendra de l’évolution de la situation à la frontière biélorusse et des négociations au niveau de l’UE sur le Nouveau Pacte sur la Migration et l’Asile. Les multinationales employant un grand nombre de frontaliers intra-UE devront suivre attentivement les prochains communiqués du MSWiA et être prêtes à adapter leurs politiques de devoir de vigilance en conséquence.
Dans le cadre de cette prolongation, des contrôles ponctuels se poursuivront à certains points de passage routiers ainsi que le long des zones frontalières dites « vertes ». Selon les statistiques de la Garde des frontières citées dans le règlement, près de 25 000 tentatives d’entrée irrégulière ont été enregistrées à la frontière polono-biélorusse au cours des huit premiers mois de 2025, avec 478 traversées illégales de la Lituanie vers la Pologne et 247 interceptions à la frontière allemande liées à ce même itinéraire. Les autorités estiment que fermer ces « portes arrière » internes est indispensable tant que la pression à la frontière extérieure avec la Biélorussie reste élevée.
Pour les voyageurs d’affaires et les responsables de la mobilité en entreprise, cette décision signifie que les contrôles d’identité et des véhicules — réintroduits en octobre 2025 — resteront en vigueur lors des entrées et sorties de Pologne par la route ou le rail via l’Allemagne ou la Lituanie. Bien que le Code des frontières Schengen n’autorise ces contrôles qu’en cas de situation exceptionnelle, Varsovie justifie cette prolongation par la menace migratoire actuelle. Les entreprises transportant des marchandises ou du personnel à travers ces frontières doivent donc continuer à anticiper d’éventuels retards, veiller à ce que leurs employés disposent de passeports ou cartes d’identité nationales valides, et prévoir des marges supplémentaires dans leurs plannings de déplacement.
Concrètement, les contrôles s’effectuent principalement du côté allemand aux postes-frontières de Świecko, Olszyna et Kołbaskowo, et du côté lituanien à Budzisko et Ogrodniki. Ils consistent en des vérifications aléatoires plutôt qu’en un tamponnage systématique, mais les transporteurs rapportent des temps d’attente allant de 15 minutes pour les voitures particulières à plus d’une heure pour les poids lourds aux heures de pointe.
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