
Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) suisse a discrètement modifié sa stratégie d’hébergement pour les personnes fuyant la guerre en Ukraine. Dans un communiqué publié le 10 mars 2026, Bern-Wabern a confirmé que les Ukrainiens dont les demandes de protection (permis S) risquent d’être refusées resteront désormais jusqu’à 20 jours de plus dans les centres fédéraux d’asile (BAZ) avant d’être transférés aux cantons. La baisse du nombre de demandes — environ 1 300 par mois contre plus de 2 100 l’automne dernier — a fait chuter le taux d’occupation des plus de 30 BAZ en Suisse sous les 60 %, libérant ainsi des places que la Confédération souhaite utiliser pour alléger la pression sur les budgets cantonaux de logement et d’aide sociale.
Dans ce nouveau dispositif, seuls les Ukrainiens ayant de fortes chances d’obtenir une protection sont rapidement orientés vers les cantons, tandis que ceux susceptibles de recevoir une décision négative restent plus longtemps en hébergement fédéral. Cette mesure fait suite à un projet pilote lancé il y a un an, qui avait déjà transféré environ 64 000 nuitées des centres cantonaux vers les centres fédéraux en 2025. Le SEM prévoit également de fermer trois centres temporaires à Moudon, Plan-les-Ouates et Steckborn fin mars, profitant de cette pause pour rénover d’autres sites comme Glaubenberg et Dübendorf. En cas de nouvelle hausse des arrivées plus tard dans l’année, ces centres pourront être réactivés en quelques semaines.
Pour les autorités cantonales, ce changement représente un soulagement financier immédiat : chaque jour supplémentaire passé par un demandeur refusé dans un BAZ permet d’économiser environ 60 à 80 CHF en coûts d’hébergement et d’intégration. En revanche, les responsables mobilité d’entreprise et les sociétés de relocation devront ajuster leurs conseils. Une phase fédérale prolongée pourrait retarder les demandes de permis de travail et l’accès au marché du travail pour les Ukrainiens qui remportent finalement un recours, prolongeant ainsi l’incertitude pour les employeurs désireux d’embaucher des spécialistes IT ou du personnel soignant ukrainiens.
Naviguer dans les règles d’immigration suisses reste complexe dans un contexte aussi mouvant. Le portail Suisse de VisaHQ (https://www.visahq.com/switzerland/) offre des informations actualisées en temps réel sur les conditions d’entrée, les catégories de permis et la préparation des documents, aidant employeurs, conseillers en relocation et voyageurs privés à simplifier leurs démarches et éviter des retards coûteux.
Les entreprises gérant des programmes d’affectation paneuropéens doivent également revoir leurs cadres de responsabilité. Les centres fédéraux sont généralement situés en zones isolées et soumis à des règles de mobilité plus strictes que les structures cantonales ; organiser des entretiens ou visites médicales accompagnés hors site peut nécessiter un délai supplémentaire. Les avocats spécialisés en immigration soulignent que le SEM n’a pas modifié les critères substantiels d’octroi ou de refus des permis S — seule la logistique d’hébergement a changé —, de sorte que les délais légaux des demandeurs restent inchangés.
À moyen terme, cette politique illustre la transition de la Suisse d’une gestion d’urgence vers un modèle plus différencié et adapté à la capacité d’accueil. Si cette approche se maintient, elle pourrait servir de modèle pour gérer de futurs afflux humanitaires : maintenir les résidents potentiellement temporaires dans les infrastructures fédérales tout en concentrant les ressources cantonales sur l’intégration à long terme de ceux ayant une réelle perspective de séjour.
Dans ce nouveau dispositif, seuls les Ukrainiens ayant de fortes chances d’obtenir une protection sont rapidement orientés vers les cantons, tandis que ceux susceptibles de recevoir une décision négative restent plus longtemps en hébergement fédéral. Cette mesure fait suite à un projet pilote lancé il y a un an, qui avait déjà transféré environ 64 000 nuitées des centres cantonaux vers les centres fédéraux en 2025. Le SEM prévoit également de fermer trois centres temporaires à Moudon, Plan-les-Ouates et Steckborn fin mars, profitant de cette pause pour rénover d’autres sites comme Glaubenberg et Dübendorf. En cas de nouvelle hausse des arrivées plus tard dans l’année, ces centres pourront être réactivés en quelques semaines.
Pour les autorités cantonales, ce changement représente un soulagement financier immédiat : chaque jour supplémentaire passé par un demandeur refusé dans un BAZ permet d’économiser environ 60 à 80 CHF en coûts d’hébergement et d’intégration. En revanche, les responsables mobilité d’entreprise et les sociétés de relocation devront ajuster leurs conseils. Une phase fédérale prolongée pourrait retarder les demandes de permis de travail et l’accès au marché du travail pour les Ukrainiens qui remportent finalement un recours, prolongeant ainsi l’incertitude pour les employeurs désireux d’embaucher des spécialistes IT ou du personnel soignant ukrainiens.
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À moyen terme, cette politique illustre la transition de la Suisse d’une gestion d’urgence vers un modèle plus différencié et adapté à la capacité d’accueil. Si cette approche se maintient, elle pourrait servir de modèle pour gérer de futurs afflux humanitaires : maintenir les résidents potentiellement temporaires dans les infrastructures fédérales tout en concentrant les ressources cantonales sur l’intégration à long terme de ceux ayant une réelle perspective de séjour.
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