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févr. 25, 2026

Arrêt du Tribunal fédéral suisse : fin des restrictions de changement d’emploi pour les titulaires du permis B hors UE

Arrêt du Tribunal fédéral suisse : fin des restrictions de changement d’emploi pour les titulaires du permis B hors UE
La Suisse a discrètement mis en œuvre l’une des libéralisations les plus importantes de son régime de migration de main-d’œuvre depuis des années. Le 4 février 2026, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a diffusé de nouvelles directives aux autorités cantonales expliquant comment appliquer un arrêt de la Cour suprême fédérale d’octobre 2025 concernant l’article 38, alinéa 2, de la Loi sur les étrangers et l’intégration (LEI). Jusqu’à présent, de nombreux cantons annotaient les permis de séjour de type B délivrés aux ressortissants de pays tiers avec des conditions qui liaient effectivement le titulaire à l’employeur sponsor. Changer d’emploi impliquait de passer un nouveau test du marché du travail et d’attendre des semaines, voire des mois, pour obtenir l’approbation.

La Cour a jugé cette pratique illégale : une fois qu’un ressortissant non-européen a obtenu un permis B pour une activité lucrative, sa mobilité professionnelle ne peut plus être restreinte en vertu de l’article 33, alinéa 2, LEI. Le SEM a confirmé que les cantons doivent cesser d’imposer des clauses liant le permis à un employeur lors de la délivrance ou du renouvellement des permis B, et doivent supprimer les restrictions existantes lors du prochain renouvellement.

Arrêt du Tribunal fédéral suisse : fin des restrictions de changement d’emploi pour les titulaires du permis B hors UE


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Pour les employeurs, cela crée un véritable marché du travail plus compétitif. Les transferts intra-entreprise, les recrutements dans les start-ups et les changements sectoriels ne nécessiteront plus une nouvelle demande de quota, ce qui permet de gagner du temps et de réduire les frais juridiques. Toutefois, les équipes en charge de la mobilité internationale doivent garder à l’esprit deux réserves. Premièrement, cette décision ne supprime pas les quotas pour la délivrance initiale des permis B ; le plafond annuel reste fixé à 4 500 permis B et 4 000 permis L pour les ressortissants de pays tiers. Deuxièmement, les cantons peuvent toujours imposer des conditions non liées à la mobilité professionnelle, telles que la résidence géographique ou une formation linguistique obligatoire, ce qui oblige les RH à continuer de vérifier attentivement les annotations des permis.

Concrètement, les entreprises doivent auditer leur personnel étranger et identifier les employés dont les permis comportent encore des clauses liant à un employeur. Ces collaborateurs peuvent désormais accepter des promotions internes ou des offres externes sans autorisation préalable, mais les systèmes de paie et de reporting doivent être mis à jour pour éviter tout risque de non-conformité involontaire. Les multinationales qui peinaient à attirer des spécialistes concurrents à cause des lourdeurs administratives liées aux permis pourraient voir le marché du travail suisse devenir plus fluide — et plus compétitif — du jour au lendemain.
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