Retour
févr. 20, 2026

Tribunal polonais : les Colombiens entrant dans l’UE par un autre pays n’ont pas besoin de visa de travail polonais

Tribunal polonais : les Colombiens entrant dans l’UE par un autre pays n’ont pas besoin de visa de travail polonais
Dans une affaire de droit du travail sans précédent rapportée le 19 février, le tribunal régional de Bielsko-Biała a acquitté un employeur accusé d’avoir embauché des ressortissants colombiens sans visa de travail polonais. Les juges ont donné raison à la défense, estimant que, puisque les travailleurs avaient franchi la frontière extérieure de l’UE en Espagne — où les Colombiens bénéficient d’une entrée sans visa pour 90 jours — ils n’étaient pas tenus d’obtenir un visa national polonais (type D) pour un emploi de courte durée.

Contexte juridique. Selon le règlement européen EU/2018/1806, les Colombiens sont exemptés de visa court séjour Schengen, mais les États membres peuvent exiger un visa pour une activité rémunérée sur leur territoire. La Pologne a instauré cette exigence en août 2024, mais uniquement pour les personnes entrant directement dans l’Union via un poste frontalier polonais. Le tribunal a jugé qu’étendre cette règle à ceux entrant d’abord par un autre État membre violerait le principe de proportionnalité et compromettrait la libre circulation au sein de Schengen.

Pour les employeurs et professionnels étrangers cherchant à savoir si leur séjour relève du régime sans visa ou nécessite un visa national, VisaHQ propose des listes de contrôle actualisées et une procédure de demande en ligne simplifiée pour toutes les catégories de travail et de résidence en Pologne. Leur portail (https://www.visahq.com/poland/) suit également les évolutions réglementaires comme celle de cette affaire, aidant ainsi à éviter des erreurs coûteuses en matière de conformité.

Tribunal polonais : les Colombiens entrant dans l’UE par un autre pays n’ont pas besoin de visa de travail polonais


Conséquences pour les employeurs. Bien que le verdict ne soit pas encore définitif, il clarifie que les entreprises recrutant des ressortissants de pays exemptés de visa peuvent se baser sur la règle des 90/180 jours si le premier point d’entrée du salarié est un autre pays Schengen. Les responsables conformité doivent toutefois conserver les tampons de passage aux frontières ou les itinéraires de voyage prouvant ce point d’entrée initial. Les contrats de plus longue durée nécessiteront toujours un permis de travail polonais et un titre de séjour.

Effet d’entraînement politique. Le ministère du Travail prépare un décret pour restreindre l’accès au marché du travail aux citoyens de Colombie, Géorgie et Venezuela ; les syndicats craignent que ce jugement limite la portée de cette mesure. Les avocats spécialisés en immigration anticipent une augmentation des défenses similaires dans des dossiers en cours concernant des travailleurs géorgiens et indiens.

Bonnes pratiques. Les entreprises doivent mettre à jour leurs listes d’intégration : vérifier les tampons d’entrée Schengen, calculer les jours restants sans visa, et déposer les demandes de permis de travail avant le seuil des 90 jours. Ce jugement ne modifie pas les obligations en matière de sécurité sociale ou de fiscalité, qui s’appliquent dès le premier jour d’activité rémunérée.
L'équipe d'experts en visas et immigration de VisaHQ aide les particuliers et les entreprises à naviguer dans les exigences de voyage, de travail et de résidence à l'échelle mondiale. Nous nous occupons de la préparation des documents, du dépôt des demandes, de la coordination avec les agences gouvernementales, de chaque aspect nécessaire pour garantir des approbations rapides, conformes et sans stress.
×