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févr. 19, 2026

Les compagnies aériennes demandent une réduction de 4,9 % des redevances aéroportuaires en Espagne, rejetant la hausse prévue par Aena

Les compagnies aériennes demandent une réduction de 4,9 % des redevances aéroportuaires en Espagne, rejetant la hausse prévue par Aena
L’Association internationale du transport aérien (IATA) et l’Association espagnole des compagnies aériennes (ALA) ont publié le 18 février un communiqué commun appelant à une réduction annuelle de 4,9 % des redevances aéroportuaires réglementées dans les aéroports espagnols entre 2027 et 2031. Cette demande s’oppose directement à la proposition réglementaire provisoire DORA III de l’opérateur aéroportuaire Aena, qui prévoit une augmentation des tarifs de 3,8 % par an hors inflation.

IATA dénonce les prévisions systématiquement sous-estimées du trafic passagers par Aena, qui lui permettrait de réaliser des « excédents de revenus réglementés ». Entre 2017 et 2025, le trafic réel a dépassé les prévisions en moyenne de 15 %, générant un surplus estimé à 1,3 milliard d’euros. Rien qu’en 2024, IATA affirme que les compagnies aériennes et les passagers ont trop payé près de 400 millions d’euros. L’industrie soutient que, malgré une croissance annuelle prévue de 3,6 % du trafic, Aena pourrait financer son programme d’investissement de 10 milliards d’euros tout en réalisant un rendement de 6,35 % même en réduisant les redevances.

Pour les multinationales qui déplacent leurs talents via les 46 aéroports gérés par Aena, ces redevances impactent directement le prix des billets. Une baisse de 4,9 % se traduirait par des budgets bilatéraux de billets plus légers et renforcerait les hubs de Madrid et Barcelone face à la concurrence des autres portes d’entrée européennes. En revanche, Aena met en garde contre le risque de sous-financement des extensions de terminaux, essentielles pour absorber la demande prévue liée aux migrants nomades digitaux, aux volumes de croisières et à la candidature espagnole à la Coupe du Monde de la FIFA 2030.

Les compagnies aériennes demandent une réduction de 4,9 % des redevances aéroportuaires en Espagne, rejetant la hausse prévue par Aena


Alors que compagnies aériennes et régulateurs débattent des coûts, les voyageurs doivent aussi composer avec les exigences d’entrée en Espagne. La plateforme en ligne VisaHQ facilite les demandes de visa et de permis de séjour, offrant aux responsables des voyages d’affaires et aux passagers un moyen rapide et traçable d’obtenir leurs documents avant le départ (https://www.visahq.com/spain/).

La Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) doit désormais examiner les deux propositions. Les acheteurs de voyages d’affaires, déjà confrontés à des surtaxes liées à l’inflation, suivront de près si l’Espagne emboîte le pas à l’Italie et au Portugal en gelant ou en réduisant les tarifs aéroportuaires pour stimuler la connectivité. Une décision est attendue d’ici la fin de l’année afin que les compagnies puissent déposer leurs tarifs pour 2027.

Si IATA l’emporte, l’Espagne pourrait devenir l’un des marchés aériens les plus compétitifs d’Europe, renforçant son attractivité pour les missions internationales et les projets de relocalisation. En revanche, si Aena obtient sa hausse, les compagnies risquent de répercuter ces coûts via des « frais de récupération aéroportuaire » à la manière des surtaxes carburant, ce qui freinerait l’ambition espagnole d’attirer un tourisme d’affaires à forte valeur ajoutée.
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