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févr. 9, 2026

L’UE adopte sa toute première stratégie en matière de visas ; la Suisse doit se conformer aux règles de Schengen

L’UE adopte sa toute première stratégie en matière de visas ; la Suisse doit se conformer aux règles de Schengen
À Bruxelles, le 29 janvier 2026, la Commission européenne a approuvé sa toute première Stratégie des visas de l’UE, une feuille de route de 40 pages visant à faire de l’Europe « le pôle d’attraction des talents le plus attractif au monde », tout en renforçant les contrôles de sécurité aux frontières extérieures du bloc. Bien que le communiqué de presse ait mis l’accent sur les grands États membres de l’UE, la Suisse – en tant que pays associé à Schengen – est légalement tenue de mettre en œuvre presque toutes ces mesures.

Au cœur de cette stratégie se trouvent trois piliers essentiels pour les employeurs suisses qui envoient régulièrement du personnel à l’étranger ou accueillent des spécialistes étrangers dans le pays. Premièrement, Bruxelles promet d’accélérer la délivrance des visas C à entrées multiples pour les « voyageurs de confiance » et de publier une liste d’entreprises pré-approuvées dont les invitations bénéficieront d’un traitement prioritaire. Les multinationales suisses, de Roche à ABB, pourraient ainsi voir les délais de traitement des visas pour courts déplacements professionnels passer de plusieurs semaines à quelques jours. Deuxièmement, l’UE intégrera toutes les bases de données de gestion des frontières – y compris le nouveau Système biométrique d’Entrée/Sortie et ETIAS – dans une interface unique d’ici 2028, offrant aux agents frontaliers de Bâle et Genève une intelligence bien plus étendue qu’aujourd’hui. Troisièmement, la politique des visas deviendra un outil géopolitique : les pays demandeurs refusant de réadmettre leurs ressortissants en situation irrégulière pourraient se voir appliquer des règles plus strictes, tandis que les partenaires coopérant en matière de sécurité pourraient bénéficier d’un accès facilité.

Pour la Suisse, le travail pratique commence dès maintenant. Berne doit transposer les actes juridiques de la stratégie en ordonnances nationales, consulter les cantons sur les mises à jour des systèmes dans les aéroports et aux frontières terrestres, et décider d’adhérer ou non à deux dispositifs volontaires : le « EU Talent Pool » (une base de données en ligne mettant en relation spécialistes étrangers et employeurs européens) et le réseau des « Legal Gateway Offices » qui sera expérimenté en Inde cette année.

L’UE adopte sa toute première stratégie en matière de visas ; la Suisse doit se conformer aux règles de Schengen


Dans ce contexte, les entreprises en quête de conseils experts peuvent se tourner vers VisaHQ, dont la plateforme suisse (https://www.visahq.com/switzerland/) simplifie la gestion des visas Schengen, propose des alertes automatisées sur le statut des demandes et met à disposition des spécialistes familiers avec le futur programme des voyageurs de confiance et le Système d’Entrée/Sortie — aidant ainsi les équipes RH à rester conformes tout en réduisant la charge administrative.

Les responsables RH et mobilité doivent prévoir un budget pour les intégrations informatiques. L’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières a déjà averti que les licences pour kiosques et bases de données liées au Système d’Entrée/Sortie coûteront plusieurs dizaines de millions de francs ; la nouvelle interface des visas engendrera des coûts supplémentaires. Parallèlement, les équipes de mobilité internationale peuvent commencer à dresser des cartes d’opportunités. Les secteurs confrontés à des pénuries chroniques de talents – biotechnologie, fintech, ingénierie – devraient être les premiers bénéficiaires des visas Schengen à validité prolongée et à entrées multiples, dès le lancement du programme des voyageurs de confiance en 2027.

Enfin, les entreprises doivent noter que la Commission lie explicitement le respect des normes du travail et des règles de détachement à l’accès à la liste prioritaire. Les employeurs suisses ayant fait l’objet d’accusations de dumping salarial dans les États voisins de l’UE devront présenter un dossier irréprochable s’ils souhaitent que leurs lettres d’invitation bénéficient d’un traitement accéléré dans le cadre du nouveau régime.
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