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janv. 24, 2026

L’Espagne ne réadapte qu’à peine 30 % des mineurs non accompagnés transférés depuis les îles Canaries

L’Espagne ne réadapte qu’à peine 30 % des mineurs non accompagnés transférés depuis les îles Canaries
Le gouvernement espagnol a révélé que seulement 157 des 529 dossiers de transfert d’enfants migrants non accompagnés, dont les procédures sont déjà finalisées, ont effectivement été transférés des îles Canaries vers des centres d’accueil sur le continent.

Ces chiffres, présentés le 23 janvier par le ministre de la Politique territoriale Ángel Víctor Torres, mettent en lumière le démarrage laborieux du mécanisme solidaire de relocalisation inscrit dans la loi sur les étrangers, suite à la saturation critique des îles à la mi-2025. Cette réforme oblige chaque communauté autonome à accueillir un quota de mineurs dans un délai de 15 jours après validation du dossier par le gouvernement central, préparé par la région d’arrivée. Si Ceuta et Melilla respectent cette obligation dans plus de 70 % des cas, de grandes régions comme Madrid, l’Andalousie ou Valence contestent le dispositif devant les tribunaux et refusent d’accueillir ces enfants – une position que le ministre juge dangereuse pour la capacité de l’Espagne à éviter de nouveaux goulets d’étranglement humanitaires à ses frontières extérieures.

Les autorités des îles Canaries rétorquent qu’elles transmettent 50 à 60 dossiers par semaine, mais que les transferts sont bloqués lorsque les régions refusent de prendre en charge les jeunes. En conséquence, de nombreux enfants atteignent leur majorité dans des structures d’urgence et sortent du système de protection avant que leur situation ne soit régularisée – un scénario que les ONG alertent comme augmentant les risques de précarité et d’exploitation.

L’Espagne ne réadapte qu’à peine 30 % des mineurs non accompagnés transférés depuis les îles Canaries


Pour les équipes en mobilité internationale et ressources humaines, ce conflit rappelle que la politique migratoire en Espagne est de plus en plus décentralisée et politiquement sensible. Les responsables de la mobilité d’entreprise qui déplacent du personnel vers les territoires périphériques espagnols doivent anticiper un contrôle accru de leur image si les infrastructures sociales locales se retrouvent à nouveau saturées, et se préparer à respecter des obligations renforcées en matière de protection des mineurs lors du transfert d’employés accompagnés d’enfants.

Dans ce contexte complexe, VisaHQ facilite les démarches pratiques pour entrer en Espagne. Via son portail dédié (https://www.visahq.com/spain/), le service propose des informations actualisées sur les exigences de visa, un accompagnement numérique pour les demandes et des conseils personnalisés, permettant aux entreprises, organisations humanitaires et voyageurs individuels de rester en conformité et d’éviter les retards administratifs dans un cadre légal en constante évolution.

À l’avenir, le gouvernement assure qu’il résorbera le retard avant la date limite légale de mars 2026, tout en reconnaissant que des ajustements législatifs supplémentaires pourraient être nécessaires si les régions dirigées par l’opposition maintiennent leurs recours judiciaires. Les multinationales implantées en Espagne doivent suivre ce débat de près : un éventuel retour en arrière sur la réforme de 2025 risquerait de relancer la pression sur les points d’entrée canariens et méditerranéens, impactant potentiellement les flux de voyages d’affaires et la capacité d’accueil d’urgence aux frontières.
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