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janv. 23, 2026

La décision de la Cour de l’UE renforce les droits à la retraite des travailleurs frontaliers suisses

La décision de la Cour de l’UE renforce les droits à la retraite des travailleurs frontaliers suisses
Une décision rendue le 22 janvier 2026 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) renforce la protection sociale de milliers de personnes ayant exercé une partie de leur carrière en Suisse et dans les États voisins de l’UE. Les juges ont estimé que la règle italienne exigeant au moins dix ans de cotisations nationales avant qu’une pension d’invalidité puisse être complétée au minimum légal viole les principes de libre circulation de l’UE, car elle pénalise les travailleurs ayant exercé leur droit à la mobilité — comme le requérant ayant cotisé en Suisse entre 1991 et 1994 avant de revenir en Italie.

Selon le règlement européen de coordination 883/2004, les périodes d’assurance accomplies dans n’importe quel État membre (ainsi qu’en Suisse, qui applique ce règlement via des accords bilatéraux) doivent être considérées comme accomplies sur le territoire national. En imposant aux travailleurs mobiles un seuil plus élevé que celui des salariés ayant une carrière purement nationale, le système italien créait une barrière illégale à la mobilité professionnelle, a souligné la Cour. Bien que l’affaire soit originaire de Turin, son impact se fera sentir dans tout le système de sécurité sociale italien et constituera un précédent pour d’autres États membres dont les règles discriminent encore — directement ou indirectement — les travailleurs mobiles venant de Suisse.

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Pour les employeurs suisses, ce jugement dissipe une incertitude qui dissuadait souvent le personnel d’accepter des missions de plusieurs années en Italie, par crainte de perdre les majorations de pension. Les responsables mobilité doivent revoir leurs politiques d’affectation pour s’assurer que la modélisation des pensions intègre les clarifications de la Cour et informer les salariés concernés — notamment les navetteurs de longue durée du Tessin et de la Lombardie — que ce jugement pourrait leur ouvrir droit à des compléments rétroactifs.

Concrètement, l’INPS, l’agence italienne de sécurité sociale, doit désormais recalculer les prestations en prenant en compte les années de cotisation en Suisse pour atteindre le minimum de dix ans. Les conseillers juridiques anticipent que cette décision encouragera des actions collectives d’autres travailleurs transfrontaliers, tandis que le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) suisse a salué la « sécurité juridique » que ce jugement apporte aux quelque 89 000 frontaliers résidant en Italie et travaillant au nord de la frontière.
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