
Une grève spontanée de plus de 200 livreurs de repas employés par Wolt a éclaté à Limassol le samedi 21 mars, révélant les failles systémiques de la main-d’œuvre croissante de l’économie des plateformes à Chypre. La plupart des livreurs sont des ressortissants de pays tiers recrutés via WFDM, un sous-traitant maltais qui embauche des travailleurs en Asie et en Afrique sous des visas dits « étudiants » ou « pink-slip », liant leur statut légal à un seul employeur. Samedi matin, le directeur général de WFDM, Mantvydas Narusevicius, a ordonné aux livreurs via un groupe WhatsApp de « se connecter ou de démissionner aujourd’hui », avant d’instruire le responsable local de la flotte de « licencier tous ceux qui participent à la grève ». En réponse, les livreurs ont organisé des manifestations itinérantes sur l’avenue Archevêque Leontios et la rue Anexartisias, brandissant des banderoles réclamant « un emploi stable », « un salaire équitable » et la fin de ce qu’ils qualifient « d’exploitation via les visas ».
Selon la réglementation chypriote sur l’immigration, les livreurs étrangers hors UE doivent travailler exclusivement pour l’entreprise qui sponsorise leur permis. D’après les représentants des livreurs, cela les empêche de changer d’emploi si les tarifs à la tâche sont réduits — ce que Wolt envisagerait selon des rumeurs — sous peine de risquer l’expulsion.
Pour les employeurs ou travailleurs cherchant des informations claires et à jour sur les options de visa à Chypre, VisaHQ simplifie l’ensemble des démarches. Via son portail dédié à Chypre (https://www.visahq.com/cyprus/), le service détaille les catégories de permis de travail, fournit des listes de documents et offre un accompagnement professionnel pour les dossiers, aidant ainsi les entreprises à rester en conformité et offrant aux livreurs étrangers une voie plus rapide et transparente vers un statut légal.
Les syndicats ont à plusieurs reprises demandé au ministère de l’Intérieur de dissocier les permis de séjour d’un seul employeur et d’instaurer une voie vers un statut de longue durée après quatre ans, mais les projets d’amendements sont bloqués en commission depuis fin 2025. Ce mouvement de grève est la plus grande mobilisation de travailleurs de plateformes jamais vue à Chypre et survient à un moment délicat pour le gouvernement, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE et cherche à montrer des avancées en matière de mobilité équitable et d’attraction des talents.
Cette grève met la pression sur les autorités pour moderniser le système fragmenté des permis de travail, réparti entre trois ministères, et clarifier la conformité des chaînes de sous-traitance comme WFDM avec les directives européennes sur les travailleurs saisonniers et le permis unique. Pour les employeurs multinationaux, cet incident rappelle que l’environnement favorable aux affaires à Chypre comporte encore des obstacles en matière d’immigration. Les entreprises dépendant de la logistique de l’économie collaborative devraient revoir leurs chaînes de sous-traitance, s’assurer que les livreurs disposent de permis conformes et envisager de défendre un modèle d’autorisation de travail plus flexible, réduisant ainsi les risques réputationnels tout en aidant Chypre à répondre à ses besoins en main-d’œuvre.
Selon la réglementation chypriote sur l’immigration, les livreurs étrangers hors UE doivent travailler exclusivement pour l’entreprise qui sponsorise leur permis. D’après les représentants des livreurs, cela les empêche de changer d’emploi si les tarifs à la tâche sont réduits — ce que Wolt envisagerait selon des rumeurs — sous peine de risquer l’expulsion.
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Cette grève met la pression sur les autorités pour moderniser le système fragmenté des permis de travail, réparti entre trois ministères, et clarifier la conformité des chaînes de sous-traitance comme WFDM avec les directives européennes sur les travailleurs saisonniers et le permis unique. Pour les employeurs multinationaux, cet incident rappelle que l’environnement favorable aux affaires à Chypre comporte encore des obstacles en matière d’immigration. Les entreprises dépendant de la logistique de l’économie collaborative devraient revoir leurs chaînes de sous-traitance, s’assurer que les livreurs disposent de permis conformes et envisager de défendre un modèle d’autorisation de travail plus flexible, réduisant ainsi les risques réputationnels tout en aidant Chypre à répondre à ses besoins en main-d’œuvre.
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