
La Belgique s'apprête à vivre l'une des grèves les plus perturbatrices dans le secteur aérien depuis des années, après que les trois principales confédérations syndicales du pays – FGTB/ABVV, CSC/ACV et CGSLB/ACLVB – ont confirmé une grève générale de 24 heures pour le jeudi 12 mars. Bien que cette mobilisation vise la réforme des retraites et les règles d’indexation des salaires dans tous les grands secteurs, son épicentre sera les deux aéroports qui accueillent plus de 30 millions de passagers par an : l’aéroport de Bruxelles (Zaventem) et Bruxelles-Sud Charleroi.
Quelques heures après l’annonce de la grève, l’aéroport de Bruxelles a informé les compagnies aériennes qu’il annulerait **tous les vols commerciaux au départ le 12 mars**. Les agents de sécurité, les équipes de manutention des bagages ainsi qu’une part importante du personnel du contrôle aérien belge devraient faire grève, rendant impossible le maintien d’opérations sûres. Les arrivées seront « fortement limitées » et traitées au cas par cas, a précisé l’aéroport, en avertissant les voyageurs de retards progressifs et de déroutements de dernière minute, les aéroports voisins devant absorber le trafic redirigé.
Charleroi, deuxième aéroport passagers du pays, a rapidement suivi, indiquant qu’il ne disposait pas du personnel minimum nécessaire pour assurer départs ou arrivées. Ensemble, ces deux aéroports gèrent en moyenne entre 165 et 250 départs par jour, ce qui signifie que **jusqu’à 35 000 passagers pourraient se retrouver bloqués ou contraints de modifier leur réservation**. Selon le règlement européen 261/2004, les voyageurs ont droit à un réacheminement ou à un remboursement, mais une indemnisation est peu probable car les grèves sont considérées comme une « circonstance extraordinaire ». Brussels Airlines, la compagnie nationale, propose déjà des modifications de réservation sans frais dans un délai de sept jours et estime que cette grève lui coûtera 2 millions d’euros supplémentaires, en plus des pertes liées aux grèves de l’an dernier.
Si les perturbations obligent les voyageurs à passer par d’autres hubs, les exigences de visa de dernière minute peuvent ajouter une couche supplémentaire de stress. Le service numérique de demande de visa VisaHQ (https://www.visahq.com/belgium/) permet aux passagers de vérifier les règles d’entrée en Belgique et dans les pays voisins, de soumettre leurs documents en ligne et de suivre l’avancement des approbations en temps réel, facilitant ainsi les démarches administratives dans une semaine de voyage déjà chaotique.
Pour les responsables des voyages d’affaires, le timing est particulièrement délicat. La grève intervient en plein milieu de la Conférence des ambassadeurs de l’UE et à quelques jours du début de la session printanière du Conseil européen à Bruxelles. Plusieurs multinationales ayant leur siège régional en Belgique ont activé leurs plans de continuité, déplaçant les réunions en ligne, encourageant les déplacements en train via Paris ou Amsterdam, et déployant des équipes mobiles à Francfort et Londres pour assurer le bon déroulement des projets.
À plus long terme, ce conflit met en lumière la vulnérabilité de la Belgique face aux mouvements sociaux : Zaventem a déjà connu huit arrêts de travail depuis le début de 2025, une fréquence qui commence à être prise en compte dans les modèles mondiaux de gestion des risques liés à la mobilité. Les entreprises organisant des navettes critiques pour consultants et ingénieurs devront peut-être prévoir davantage de marge dans leurs plannings ou envisager des contrats multi-hubs offrant plus d’options aux voyageurs lorsque le ciel belge se ferme.
Quelques heures après l’annonce de la grève, l’aéroport de Bruxelles a informé les compagnies aériennes qu’il annulerait **tous les vols commerciaux au départ le 12 mars**. Les agents de sécurité, les équipes de manutention des bagages ainsi qu’une part importante du personnel du contrôle aérien belge devraient faire grève, rendant impossible le maintien d’opérations sûres. Les arrivées seront « fortement limitées » et traitées au cas par cas, a précisé l’aéroport, en avertissant les voyageurs de retards progressifs et de déroutements de dernière minute, les aéroports voisins devant absorber le trafic redirigé.
Charleroi, deuxième aéroport passagers du pays, a rapidement suivi, indiquant qu’il ne disposait pas du personnel minimum nécessaire pour assurer départs ou arrivées. Ensemble, ces deux aéroports gèrent en moyenne entre 165 et 250 départs par jour, ce qui signifie que **jusqu’à 35 000 passagers pourraient se retrouver bloqués ou contraints de modifier leur réservation**. Selon le règlement européen 261/2004, les voyageurs ont droit à un réacheminement ou à un remboursement, mais une indemnisation est peu probable car les grèves sont considérées comme une « circonstance extraordinaire ». Brussels Airlines, la compagnie nationale, propose déjà des modifications de réservation sans frais dans un délai de sept jours et estime que cette grève lui coûtera 2 millions d’euros supplémentaires, en plus des pertes liées aux grèves de l’an dernier.
Si les perturbations obligent les voyageurs à passer par d’autres hubs, les exigences de visa de dernière minute peuvent ajouter une couche supplémentaire de stress. Le service numérique de demande de visa VisaHQ (https://www.visahq.com/belgium/) permet aux passagers de vérifier les règles d’entrée en Belgique et dans les pays voisins, de soumettre leurs documents en ligne et de suivre l’avancement des approbations en temps réel, facilitant ainsi les démarches administratives dans une semaine de voyage déjà chaotique.
Pour les responsables des voyages d’affaires, le timing est particulièrement délicat. La grève intervient en plein milieu de la Conférence des ambassadeurs de l’UE et à quelques jours du début de la session printanière du Conseil européen à Bruxelles. Plusieurs multinationales ayant leur siège régional en Belgique ont activé leurs plans de continuité, déplaçant les réunions en ligne, encourageant les déplacements en train via Paris ou Amsterdam, et déployant des équipes mobiles à Francfort et Londres pour assurer le bon déroulement des projets.
À plus long terme, ce conflit met en lumière la vulnérabilité de la Belgique face aux mouvements sociaux : Zaventem a déjà connu huit arrêts de travail depuis le début de 2025, une fréquence qui commence à être prise en compte dans les modèles mondiaux de gestion des risques liés à la mobilité. Les entreprises organisant des navettes critiques pour consultants et ingénieurs devront peut-être prévoir davantage de marge dans leurs plannings ou envisager des contrats multi-hubs offrant plus d’options aux voyageurs lorsque le ciel belge se ferme.
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