
La police aux frontières française et les gestionnaires d’aéroports ont désormais une échéance impérative : d’ici le 10 avril 2026, tous les points de passage terrestres, maritimes et aériens devront être équipés pour enregistrer les empreintes digitales et l’image faciale de tous les voyageurs en provenance de pays tiers, conformément au nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’UE. Une feuille de route détaillée sur l’interopérabilité, approuvée par les ministres de la Justice et de l’Intérieur le 7 mars, explique comment l’EES sera intégré au Système d’Information Schengen (SIS II), au fichier Eurodac des empreintes d’asile et au Système d’Information sur les Visas rénové (R-VIS), formant ce que les autorités appellent une « super-base de données biométrique » unique. Eu-LISA, l’agence européenne qui gère l’infrastructure informatique depuis ses centres de données à Strasbourg et Tallinn, a confirmé que le Service de Correspondance Biométrique partagé est déjà opérationnel et que la reconnaissance faciale pour les alertes SIS II sera bientôt disponible.
Pour la France, qui a enregistré un record de 89 millions d’arrivées internationales en 2025, le calendrier est extrêmement serré. Les aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Orly rapportent que les temps de traitement des passagers ont déjà augmenté jusqu’à 70 % lors des essais pilotes de l’EES. Le groupe ADP, gestionnaire des aéroports, installe 620 bornes supplémentaires et 150 portiques en libre-service, tout en recrutant 900 agents temporaires pour les pics de Pâques et des Jeux Olympiques, mais avertit que « sans mesures de secours », les temps d’attente moyens pourraient atteindre trois heures aux terminaux hors-Schengen de Roissy.
Les opérateurs ferroviaires Eurostar et Thalys s’activent également pour installer des cabines biométriques dans les espaces restreints des départs à la Gare du Nord et au nouveau hub de Paris Austerlitz.
Les voyageurs et les équipes RH cherchant un accompagnement pratique avant ces changements peuvent se tourner vers VisaHQ, dont le portail France (https://www.visahq.com/france/) propose des mises à jour en temps réel sur l’EES, des conseils personnalisés pour les visas et des services de vérification documentaire afin d’éviter les imprévus de dernière minute aux frontières.
Contrairement au système actuel basé sur le tampon, l’EES conservera chaque entrée et sortie pendant trois ans et signalera automatiquement les dépassements de séjour aux autorités françaises de l’immigration. Le Répertoire Commun d’Identité (CIR) associé permettra à la police de toute l’UE d’effectuer des recherches faciales « en un clic » sur toutes les bases de données. Les défenseurs de la vie privée alertent sur le fait qu’un Partenariat Renforcé pour la Sécurité aux Frontières, que l’UE négocie avec Washington, donnerait aux autorités américaines un accès direct et automatisé à ces fichiers biométriques français et européens — ce que le ministère de l’Intérieur reconnaît nécessiterait une nouvelle législation. Les responsables de la mobilité internationale doivent donc préparer leurs équipes à des files d’attente plus longues ce printemps et à un contrôle renforcé des séjours sans visa. Les employeurs multinationaux sont invités à analyser les habitudes de voyage dans l’espace Schengen, à s’assurer que leurs salariés disposent d’au moins deux pages vierges dans leur passeport pour les vignettes EES durant la phase de transition, et à prévoir un budget pour d’éventuelles correspondances manquées jusqu’à la stabilisation du système après les Jeux Olympiques de Paris. En revanche, une fois pleinement opérationnelles, ces frontières numériques devraient supprimer le tampon manuel, réduire la fraude et permettre à terme un portail en ligne unique (EU-VAP) pour toutes les demandes de visa Schengen de courte et longue durée — promettant un traitement plus rapide des permis de travail pour les salariés détachés en France sur le long terme.
Pour la France, qui a enregistré un record de 89 millions d’arrivées internationales en 2025, le calendrier est extrêmement serré. Les aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Orly rapportent que les temps de traitement des passagers ont déjà augmenté jusqu’à 70 % lors des essais pilotes de l’EES. Le groupe ADP, gestionnaire des aéroports, installe 620 bornes supplémentaires et 150 portiques en libre-service, tout en recrutant 900 agents temporaires pour les pics de Pâques et des Jeux Olympiques, mais avertit que « sans mesures de secours », les temps d’attente moyens pourraient atteindre trois heures aux terminaux hors-Schengen de Roissy.
Les opérateurs ferroviaires Eurostar et Thalys s’activent également pour installer des cabines biométriques dans les espaces restreints des départs à la Gare du Nord et au nouveau hub de Paris Austerlitz.
Les voyageurs et les équipes RH cherchant un accompagnement pratique avant ces changements peuvent se tourner vers VisaHQ, dont le portail France (https://www.visahq.com/france/) propose des mises à jour en temps réel sur l’EES, des conseils personnalisés pour les visas et des services de vérification documentaire afin d’éviter les imprévus de dernière minute aux frontières.
Contrairement au système actuel basé sur le tampon, l’EES conservera chaque entrée et sortie pendant trois ans et signalera automatiquement les dépassements de séjour aux autorités françaises de l’immigration. Le Répertoire Commun d’Identité (CIR) associé permettra à la police de toute l’UE d’effectuer des recherches faciales « en un clic » sur toutes les bases de données. Les défenseurs de la vie privée alertent sur le fait qu’un Partenariat Renforcé pour la Sécurité aux Frontières, que l’UE négocie avec Washington, donnerait aux autorités américaines un accès direct et automatisé à ces fichiers biométriques français et européens — ce que le ministère de l’Intérieur reconnaît nécessiterait une nouvelle législation. Les responsables de la mobilité internationale doivent donc préparer leurs équipes à des files d’attente plus longues ce printemps et à un contrôle renforcé des séjours sans visa. Les employeurs multinationaux sont invités à analyser les habitudes de voyage dans l’espace Schengen, à s’assurer que leurs salariés disposent d’au moins deux pages vierges dans leur passeport pour les vignettes EES durant la phase de transition, et à prévoir un budget pour d’éventuelles correspondances manquées jusqu’à la stabilisation du système après les Jeux Olympiques de Paris. En revanche, une fois pleinement opérationnelles, ces frontières numériques devraient supprimer le tampon manuel, réduire la fraude et permettre à terme un portail en ligne unique (EU-VAP) pour toutes les demandes de visa Schengen de courte et longue durée — promettant un traitement plus rapide des permis de travail pour les salariés détachés en France sur le long terme.
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