
Lors d’une réunion bilatérale à Berlin tard dans la soirée du 25 février, le ministre tchèque de l’Intérieur, Lubomír Metnar, a indiqué à son homologue allemand Alexander Dobrindt que Prague souhaite que l’Union européenne renégocie les modalités d’application de la protection temporaire accordée aux personnes fuyant la guerre en Ukraine. La République tchèque accueille plus de 398 000 titulaires de visas de protection temporaire — de loin la plus forte proportion par habitant dans l’UE — et l’afflux se poursuit à raison d’environ 6 000 nouveaux arrivants chaque mois. Metnar estime que le régime uniforme adopté en mars 2022 ne reflète plus les réalités très différentes des marchés du travail dans les États membres et risque de surcharger les systèmes sociaux des pays en première ligne, comme la Tchéquie. Il a proposé plusieurs pistes, notamment de limiter l’éligibilité géographiquement (par exemple aux personnes arrivant directement d’Ukraine), de plafonner la durée des prestations ou de conditionner le maintien du statut à l’emploi.
Berlin se montre favorable au partage des charges, mais reste prudent face à toute mesure pouvant être perçue comme une restriction de la protection ; l’Allemagne maintient actuellement des contrôles temporaires aux frontières intérieures avec la Tchéquie et d’autres voisins pour freiner la migration irrégulière. Néanmoins, les deux ministres ont convenu d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour du prochain Conseil Justice et Affaires intérieures début avril.
Pourquoi c’est important : Les employeurs multinationales en Tchéquie ont largement utilisé le cadre de la protection temporaire pour recruter rapidement des talents ukrainiens sans passer par les quotas habituels de permis de travail. Un durcissement des règles pourrait ralentir ces recrutements et augmenter les coûts de conformité. Les équipes RH doivent suivre de près les débats européens et, dans la mesure du possible, convertir les collaborateurs ukrainiens clés vers des voies migratoires économiques à plus long terme, comme la Carte Employé ou le Programme Employé Qualifié.
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Contexte économique : Avec un taux de chômage de 2,9 %, la Tchéquie affiche le deuxième plus bas de l’UE ; les secteurs automobile, informatique et logistique déplorent des dizaines de milliers de postes vacants. Le gouvernement subit des pressions internes de partenaires de coalition populistes pour réduire l’immigration globale, tout en reconnaissant la dépendance de l’économie à la main-d’œuvre étrangère. L’initiative de Metnar à Berlin est donc un exercice d’équilibre — chercher la solidarité européenne tout en montrant aux électeurs que Prague agit pour limiter les flux.
Prochaines étapes : Le ministère de l’Intérieur diffusera d’ici mi-mars un document non officiel présentant des options concrètes de réforme aux autres États membres. Les employeurs devront être prêts à fournir des évaluations d’impact lors de la prochaine consultation des parties prenantes organisée par la Commission. (ceskenoviny.cz)
Berlin se montre favorable au partage des charges, mais reste prudent face à toute mesure pouvant être perçue comme une restriction de la protection ; l’Allemagne maintient actuellement des contrôles temporaires aux frontières intérieures avec la Tchéquie et d’autres voisins pour freiner la migration irrégulière. Néanmoins, les deux ministres ont convenu d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour du prochain Conseil Justice et Affaires intérieures début avril.
Pourquoi c’est important : Les employeurs multinationales en Tchéquie ont largement utilisé le cadre de la protection temporaire pour recruter rapidement des talents ukrainiens sans passer par les quotas habituels de permis de travail. Un durcissement des règles pourrait ralentir ces recrutements et augmenter les coûts de conformité. Les équipes RH doivent suivre de près les débats européens et, dans la mesure du possible, convertir les collaborateurs ukrainiens clés vers des voies migratoires économiques à plus long terme, comme la Carte Employé ou le Programme Employé Qualifié.
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Prochaines étapes : Le ministère de l’Intérieur diffusera d’ici mi-mars un document non officiel présentant des options concrètes de réforme aux autres États membres. Les employeurs devront être prêts à fournir des évaluations d’impact lors de la prochaine consultation des parties prenantes organisée par la Commission. (ceskenoviny.cz)
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