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févr. 23, 2026

L'interdiction de voyage américaine visant un leader belge déclenche une crise diplomatique à Bruxelles

L'interdiction de voyage américaine visant un leader belge déclenche une crise diplomatique à Bruxelles
Le gouvernement de coalition belge, déjà fragile, a été secoué ce week-end après que l’ambassade des États-Unis a confirmé que Conner Rousseau, leader du parti socialiste flamand Vooruit, se voit désormais officiellement interdit d’entrée sur le sol américain. Cette interdiction, décidée par les services des douanes et de la protection des frontières (Customs and Border Protection) grâce à leurs pouvoirs discrétionnaires, fait suite à des propos dans lesquels Rousseau comparait l’ancien président Donald Trump à Adolf Hitler.

Le dimanche 22 février, le vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke a publiquement condamné cette décision, la qualifiant « d’attaque contre la liberté d’expression » et avertissant qu’elle crée un précédent dangereux pour la parole politique. Interrogé par la radio VRT, Vandenbroucke a dénoncé le fait que les autorités américaines de l’immigration « se comportent comme un arbitre de l’opinion acceptable » et a comparé certains services de l’Immigration & Customs Enforcement (ICE) à « des régimes autoritaires des années 1930 ».

Cette interdiction de voyage a des conséquences immédiates sur la mobilité : Rousseau devait diriger une délégation commerciale de start-ups technologiques au festival South by Southwest à Austin en mars. Les organisateurs doivent désormais revoir leur programme à la dernière minute, tandis que le ministère belge des Affaires étrangères évalue si cette mesure américaine viole l’accord de dispense de visa entre les États-Unis et la Belgique de 1996. Les responsables des déplacements d’entreprise suivent la situation de près, craignant que le durcissement de la position américaine sur la liberté d’expression politique ne se traduise par un contrôle plus strict des visas pour les officiels et voyageurs d’affaires belges.

L'interdiction de voyage américaine visant un leader belge déclenche une crise diplomatique à Bruxelles


Pour les voyageurs incertains quant à leur éligibilité, VisaHQ peut intervenir pour vérifier le statut ESTA, traiter d’autres catégories de visas américains ou organiser des itinéraires alternatifs en urgence. Le portail belge de l’entreprise (https://www.visahq.com/belgium/) offre des mises à jour réglementaires en temps réel et un accompagnement dans les démarches, aidant aussi bien les cadres que les délégations gouvernementales à maintenir leurs missions malgré les perturbations politiques.

Pour les équipes en charge de la mobilité internationale, cet épisode rappelle que même les voyages exemptés de visa via l’ESTA peuvent être révoqués unilatéralement. Les experts recommandent aux cadres de haut niveau de vérifier leur statut ESTA 72 heures avant le départ et de conserver des archives de leurs publications sur les réseaux sociaux ; une fois l’interdiction prononcée, la levée peut prendre plusieurs mois. Le gouvernement belge n’exclut pas des mesures de rétorsion, mais devrait privilégier une diplomatie discrète pour éviter une perturbation plus large des échanges transatlantiques.

À plus long terme, ce différend illustre la politisation croissante des contrôles de mobilité. Avec la montée en puissance de la campagne électorale américaine, les responsables de conformité devront peut-être identifier les personnes politiquement exposées (PEP) parmi les voyageurs et préparer des itinéraires alternatifs – par exemple via le Canada – en cas de refus d’entrée de dernière minute.
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