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févr. 18, 2026

La Belgique quadruple les frais de naturalisation et durcit les règles du regroupement familial

La Belgique quadruple les frais de naturalisation et durcit les règles du regroupement familial
Le gouvernement fédéral belge a discrètement mis en place la réforme la plus importante de sa politique migratoire depuis une décennie. Un ensemble d’arrêtés royaux et ministériels entré en vigueur le 17 février 2026 augmente les frais administratifs de naturalisation, passant de 150 € à 1 000 € (indexés annuellement), tout en modifiant plusieurs dispositions clés de la loi sur les étrangers régissant le regroupement familial.

Le surcoût pour la citoyenneté est justifié par le gouvernement comme un moyen de décourager les demandes « transactionnelles » et de couvrir le coût réel du traitement de dossiers de plus en plus complexes. Les partisans soulignent que la Belgique était depuis longtemps une exception en Europe de l’Ouest avec des frais de naturalisation très bas ; la nouvelle taxe de 1 000 € s’aligne désormais sur celle des Pays-Bas (945 €) et de la France (630 €). Les détracteurs, parmi lesquels des ONG de défense des droits des migrants et des associations patronales bruxelloises, craignent que cette hausse pénalise surtout les ressortissants de pays tiers à faibles revenus et retarde l’intégration des résidents de longue durée qui ont besoin d’un passeport belge pour occuper des postes nécessitant beaucoup de déplacements.

Pour les candidats déconcertés par ces nouvelles exigences, le portail belge de VisaHQ (https://www.visahq.com/belgium/) propose des conseils actualisés en temps réel, des calculateurs de frais et un service de conciergerie documentaire, facilitant à la fois les démarches de naturalisation et les demandes de visa pour regroupement familial — un soutien précieux pour les employeurs comme pour les particuliers face à ce nouveau cadre.

La Belgique quadruple les frais de naturalisation et durcit les règles du regroupement familial


Pour les employeurs, le changement le plus marquant concerne la révision des conditions d’éligibilité au regroupement familial. Les parrains doivent désormais justifier d’un revenu mensuel net au moins égal à 110 % du salaire minimum garanti — actuellement 1 960 € — augmenté de 10 % par personne à charge supplémentaire. Les réfugiés reconnus bénéficient d’une exemption limitée, mais seulement pendant les six premiers mois suivant l’octroi du statut (contre un an auparavant). Les bénéficiaires de la protection subsidiaire doivent attendre deux ans complets avant de pouvoir faire venir leur famille. Par ailleurs, l’âge minimum pour le regroupement des conjoints passe de 18 à 21 ans.

Les responsables de la mobilité internationale doivent anticiper des délais plus longs et des budgets plus élevés. Les équipes RH qui accompagnent les expatriés dans la transition vers des contrats locaux synchronisent souvent les démarches de résidence permanente ou de naturalisation avec les cycles de promotion ; la nouvelle taxe à quatre chiffres nécessitera désormais une approbation préalable des responsables de centres de coûts. Les entreprises qui misent sur la mobilité familiale intra-UE — notamment celles qui font tourner des spécialistes venant du Luxembourg ou des Pays-Bas voisins — devront vérifier la nouvelle exigence de revenu en tenant compte des différences entre salaires bruts et nets.

À l’avenir, la Direction générale de la Migration et des Affaires intérieures indique qu’elle suivra l’impact de cette hausse tarifaire sur le nombre de demandes et pourrait envisager des réductions progressives pour les catégories vulnérables. En attendant, les prestataires en relocation recommandent aux employés déjà éligibles à la naturalisation de déposer leur dossier avant le 30 avril, date à laquelle la première indexation liée à l’inflation devrait faire grimper les frais au-delà de 1 020 €.
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