
La région la plus peuplée de Belgique est confrontée à un paradoxe. Les statistiques gouvernementales publiées le 13 février révèlent que la Flandre a délivré en 2025 plus de permis uniques (regroupant travail et résidence) à des ressortissants hors UE que jamais auparavant. Les autorisations pour travailleurs étrangers ont augmenté de 53 % par rapport à 2023 et ont plus que doublé depuis la période pré-pandémique, principalement en raison de pénuries aiguës de compétences dans la construction, la logistique, la santé et la production alimentaire.
Pourtant, le même jour, la ministre flamande de l’Emploi, Zuhal Demir (N-VA), a confirmé l’entrée en vigueur d’un ensemble de mesures restrictives qu’elle avait annoncées fin 2025. Ces réformes retirent des dizaines de professions de niveau moyen — chauffeurs de camion, boulangers, bouchers, entre autres — de la liste accélérée de migration de la région ; elles obligent les employeurs à mener des recherches plus longues et mieux documentées en Belgique et dans l’UE avant de recruter à l’étranger ; et allongent les tests du marché du travail pour la plupart des autres catégories. Les postes peu et moyennement qualifiés peuvent toujours être pourvus par des ressortissants de pays tiers, mais les entreprises doivent prouver qu’elles ont épuisé toutes les pistes locales. Les profils hautement qualifiés, les candidats à la Carte Bleue et les chercheurs conservent des procédures simplifiées.
Pour les employeurs qui peinent à s’adapter à ces changements soudains, le facilitateur mondial de visas VisaHQ propose des conseils en temps réel et un accompagnement dans les démarches. Son portail belge (https://www.visahq.com/belgium/) résume les dernières catégories de permis, les documents requis et les délais de traitement, et peut même suggérer des alternatives en Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie lorsque la Flandre resserre les conditions.
Zuhal Demir justifie ces mesures en soulignant qu’avec environ 200 000 demandeurs d’emploi encore inscrits en Flandre, « la migration ne peut jamais être la solution de facilité ». Son ministère s’est fixé des objectifs ambitieux pour réinsérer les chômeurs, notamment les demandeurs d’emploi de longue durée et les jeunes. Les fédérations patronales ne partagent pas ce point de vue. Le lobby de la construction Embuild Vlaanderen met en garde contre un risque d’aggravation des goulets d’étranglement et un recours accru aux détachements temporaires, moins contrôlés. Agoria, la fédération des technologies, craint que le ralentissement des traitements de permis ne nuise à la compétitivité belge dans la course aux talents IT.
Pour les responsables de la mobilité internationale, le message est clair : 1) anticiper des délais plus longs pour les demandes de permis uniques en Flandre ; 2) s’attendre à un contrôle plus strict des preuves de recrutement et des grilles salariales ; 3) vérifier que le poste figure toujours sur la liste migratoire actualisée avant de fixer une date de début. Les employeurs confrontés à des besoins urgents devront peut-être envisager d’autres régions belges — Bruxelles et Wallonie n’ont pas (encore) adopté les restrictions de Demir — ou recourir aux détachements intra-UE sous les régimes Vander Elst ou Directive ICT.
À moyen terme, les observateurs suivront si cette politique plus stricte se traduit par une baisse tangible des autorisations ou simplement par un transfert des demandes vers les régions voisines. Quoi qu’il en soit, le signal politique est clair : les autorités régionales belges sont prêtes à ajuster rapidement les canaux de migration économique face aux tensions du marché du travail national.
Pourtant, le même jour, la ministre flamande de l’Emploi, Zuhal Demir (N-VA), a confirmé l’entrée en vigueur d’un ensemble de mesures restrictives qu’elle avait annoncées fin 2025. Ces réformes retirent des dizaines de professions de niveau moyen — chauffeurs de camion, boulangers, bouchers, entre autres — de la liste accélérée de migration de la région ; elles obligent les employeurs à mener des recherches plus longues et mieux documentées en Belgique et dans l’UE avant de recruter à l’étranger ; et allongent les tests du marché du travail pour la plupart des autres catégories. Les postes peu et moyennement qualifiés peuvent toujours être pourvus par des ressortissants de pays tiers, mais les entreprises doivent prouver qu’elles ont épuisé toutes les pistes locales. Les profils hautement qualifiés, les candidats à la Carte Bleue et les chercheurs conservent des procédures simplifiées.
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Zuhal Demir justifie ces mesures en soulignant qu’avec environ 200 000 demandeurs d’emploi encore inscrits en Flandre, « la migration ne peut jamais être la solution de facilité ». Son ministère s’est fixé des objectifs ambitieux pour réinsérer les chômeurs, notamment les demandeurs d’emploi de longue durée et les jeunes. Les fédérations patronales ne partagent pas ce point de vue. Le lobby de la construction Embuild Vlaanderen met en garde contre un risque d’aggravation des goulets d’étranglement et un recours accru aux détachements temporaires, moins contrôlés. Agoria, la fédération des technologies, craint que le ralentissement des traitements de permis ne nuise à la compétitivité belge dans la course aux talents IT.
Pour les responsables de la mobilité internationale, le message est clair : 1) anticiper des délais plus longs pour les demandes de permis uniques en Flandre ; 2) s’attendre à un contrôle plus strict des preuves de recrutement et des grilles salariales ; 3) vérifier que le poste figure toujours sur la liste migratoire actualisée avant de fixer une date de début. Les employeurs confrontés à des besoins urgents devront peut-être envisager d’autres régions belges — Bruxelles et Wallonie n’ont pas (encore) adopté les restrictions de Demir — ou recourir aux détachements intra-UE sous les régimes Vander Elst ou Directive ICT.
À moyen terme, les observateurs suivront si cette politique plus stricte se traduit par une baisse tangible des autorisations ou simplement par un transfert des demandes vers les régions voisines. Quoi qu’il en soit, le signal politique est clair : les autorités régionales belges sont prêtes à ajuster rapidement les canaux de migration économique face aux tensions du marché du travail national.









