Retour
févr. 11, 2026

Le Parlement européen approuve des règles d'expulsion accélérée, mettant sous pression le système d'asile belge

Le Parlement européen approuve des règles d'expulsion accélérée, mettant sous pression le système d'asile belge
Lors d’un vote clé le 10 février 2026, le Parlement européen a approuvé deux règlements permettant aux États membres, dont la Belgique, de rejeter plus rapidement les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs provenant – ou ayant simplement transité par – des pays désormais qualifiés de « sûrs ». Ces mesures s’inscrivent dans le cadre plus large du Pacte sur la migration et l’asile de 2023 et entreront en vigueur en juin. Le Bangladesh, la Colombie, l’Égypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie figurent en tête de la nouvelle liste des « pays d’origine sûrs », tandis qu’un règlement complémentaire autorise les autorités à renvoyer les migrants vers un « pays tiers sûr » hors de l’UE, même si la personne n’y a jamais résidé.

Pour la Belgique, où les centres d’accueil sont saturés depuis plusieurs mois, la promesse d’une procédure accélérée est politiquement séduisante. La Secrétaire d’État fédérale à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor, a salué ce vote, affirmant que « les demandes manifestement infondées encombrent notre système et nuisent à ceux qui ont réellement besoin de protection ». En 2025, l’Office des étrangers a traité près de 39 000 demandes d’asile, un niveau record depuis 2015, et a dû faire face à des injonctions judiciaires pour héberger des centaines de demandeurs qu’il ne pouvait accueillir. Des rejets plus rapides pourraient donc alléger cette pression – à condition, soulignent les critiques, que la Police fédérale et les services diplomatiques parviennent à obtenir les documents et les moyens de transport nécessaires pour procéder aux expulsions.

Des organisations de défense des droits humains et le Conseil belge pour les réfugiés estiment que ces réformes portent atteinte au droit à une évaluation individuelle. Ils soulignent que l’Inde et l’Égypte, toutes deux inscrites sur la liste des pays « sûrs », connaissent une dégradation de la liberté de la presse et des droits des minorités. Les avocats craignent que les personnes soient renvoyées avant d’avoir pu rassembler des preuves sur leur pays d’origine ou trouver une représentation juridique, tandis que les ONG alertent sur le risque que les petits États membres de l’UE déchargent leur responsabilité sur des voisins disposant de capacités encore plus limitées.

Le Parlement européen approuve des règles d'expulsion accélérée, mettant sous pression le système d'asile belge


Dans ce contexte d’incertitudes, VisaHQ peut s’avérer un allié pratique pour les employeurs, ONG et voyageurs individuels confrontés à l’évolution du paysage migratoire belge. Sa plateforme dédiée à la Belgique (https://www.visahq.com/belgium/) regroupe les exigences de visa à jour, propose des services de vérification de documents et facilite la prise de rendez-vous, aidant ainsi les demandeurs à anticiper les changements de procédure bien avant de se présenter au consulat.

Du point de vue de la mobilité professionnelle, ces nouvelles règles n’affecteront pas directement les canaux de permis de travail ou de voyages d’affaires, mais elles pourraient modifier le discours public sur l’immigration et influencer indirectement les priorités de traitement. Les entreprises qui s’appuient sur des voies humanitaires – comme les programmes de relocalisation de talents technologiques issus de zones de conflit – pourraient rencontrer davantage de difficultés à transférer des candidats via la Belgique. Les employeurs parrainant des talents hors UE doivent surveiller si les ressources libérées à l’Office des étrangers sont réaffectées aux unités de permis de travail et permis unique, ce qui pourrait raccourcir les délais de traitement pour les entreprises.

À court terme, les responsables de la mobilité doivent mettre à jour leurs plans de gestion de crise pour les collaborateurs internationaux susceptibles d’être pris dans des manifestations ou soumis à des contrôles frontaliers renforcés lors de l’entrée en vigueur des règlements. Le gouvernement devrait publier des directives pratiques d’ici la mi-avril ; les équipes de mobilité internationale doivent rester attentives à la diffusion de nouveaux modèles de lettres standard et aux délais de recours afin de pouvoir informer les employés concernés et les partenaires RH.
L'équipe d'experts en visas et immigration de VisaHQ aide les particuliers et les entreprises à naviguer dans les exigences de voyage, de travail et de résidence à l'échelle mondiale. Nous nous occupons de la préparation des documents, du dépôt des demandes, de la coordination avec les agences gouvernementales, de chaque aspect nécessaire pour garantir des approbations rapides, conformes et sans stress.
×