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févr. 3, 2026

Les chiffres de l'immigration en Finlande pour 2025 révèlent une première baisse depuis cinq ans

Les chiffres de l'immigration en Finlande pour 2025 révèlent une première baisse depuis cinq ans
Le Service de l’immigration finlandais (Migri) a publié ses statistiques consolidées pour 2025 et, pour la première fois depuis la pandémie, le pays enregistre une baisse globale des nouvelles demandes d’immigration. Migri a enregistré 180 521 demandes toutes catégories confondues, soit une baisse d’environ 8 % par rapport aux 196 000 reçues en 2024. Les autorités attribuent ce recul au ralentissement de l’économie nationale, au durcissement des règles instauré par la coalition gouvernementale actuelle à quatre partis, ainsi qu’à un contexte mondial incertain en matière de sécurité, qui freine les candidats à l’immigration.

Les baisses les plus marquées concernent les trois filières qui alimentent habituellement les secteurs en croissance en Finlande : les permis de séjour liés au travail, ceux liés aux études, et les demandes de protection internationale. Les premières demandes de permis de travail ont chuté de 25 % en un an, à 11 324, tandis que les demandes de visa étudiant ont diminué de 4 %, à 13 565. Les demandes d’asile (y compris les réitérations) ont reculé de 15 %, à 2 544. Migri souligne cependant que les demandes de regroupement familial ont suivi une tendance inverse, atteignant un record de 23 831, ce qui montre que les migrants déjà installés souhaitent toujours faire venir leurs proches en Finlande.

Pour les candidats qui ont besoin d’aide pour s’y retrouver dans les règles en constante évolution, le portail Finlande de VisaHQ (https://www.visahq.com/finland/) offre des mises à jour en temps réel sur les exigences de Migri, des listes de contrôle détaillées pour les documents, ainsi qu’un accompagnement complet pour les demandes de visas de travail, d’études et de regroupement familial — aidant ainsi entreprises et particuliers à éviter les retards liés aux changements de seuils et de délais de traitement.

Les chiffres de l'immigration en Finlande pour 2025 révèlent une première baisse depuis cinq ans


Du point de vue de la mobilité professionnelle, le chiffre global importe moins que le volume de dossiers traités et les taux d’approbation. Migri a statué sur 177 890 dossiers l’an dernier et a maintenu son taux d’acceptation à 80 %, malgré l’introduction de nouveaux seuils linguistiques et de revenus. En revanche, les délais de traitement se sont allongés au quatrième trimestre, les agents se préparant aux changements législatifs entrés en vigueur le 8 janvier 2026 (notamment une exigence plus stricte de six ans de résidence pour les permis permanents). Les entreprises habituées à des approbations en moins de deux mois pour les ingénieurs et spécialistes IT doivent désormais compter sur un délai médian proche de 90 jours, et les prestataires en mobilité recommandent aux services RH d’anticiper davantage.

Le ministère assure que la Finlande reste ouverte aux talents, mais reconnaît que 2026 sera une année de transition. En juin, le nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile entrera en application, Migri lancera un test de citoyenneté numérique, et le gouvernement prévoit de piloter un outil d’évaluation des risques assisté par intelligence artificielle pour trier les demandes. Les employeurs doivent s’attendre à des contrôles de conformité renforcés, notamment sur les seuils salariaux, qui ont été relevés à 1 600 € par mois au 1er janvier 2025, et devront être prêts à justifier un besoin réel sur le marché du travail avant de déposer une demande de permis.

Pour les multinationales, la leçon immédiate est stratégique plutôt que procédurale : le vivier de talents se réduit alors que les pressions démographiques s’intensifient. Le nombre de Finlandais en âge de travailler devrait diminuer de 5 % au cours de cette décennie, et la Confédération des industries finlandaises (EK) met en garde contre un risque de pénurie de main-d’œuvre qui pourrait limiter la croissance du PIB à 1 % par an, sauf si la migration nette repart à la hausse. Les entreprises implantées dans le corridor technologique d’Helsinki ou le pôle R&D d’Oulu pourraient devoir élargir leur recrutement à des marchés non traditionnels, proposer des contrats en télétravail prioritaire ou recourir aux transferts intra-entreprises via d’autres hubs européens.

Si la baisse globale a suscité des titres alarmants, les professionnels y voient un aspect positif. Le retard de 50 000 dossiers en attente qui pesait sur Migri fin 2023 a été résorbé, et l’agence annonce qu’elle va redéployer ses effectifs vers la voie accélérée des visas D pour les spécialistes seniors. Si la croissance revient en 2027, la Finlande pourrait être mieux préparée à gérer une nouvelle vague de mobilité — à condition que les employeurs restent impliqués dans les discussions politiques au cours de l’année à venir.
L'équipe d'experts en visas et immigration de VisaHQ aide les particuliers et les entreprises à naviguer dans les exigences de voyage, de travail et de résidence à l'échelle mondiale. Nous nous occupons de la préparation des documents, du dépôt des demandes, de la coordination avec les agences gouvernementales, de chaque aspect nécessaire pour garantir des approbations rapides, conformes et sans stress.
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