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janv. 15, 2026

Ryanair réduit sa capacité à Bruxelles Charleroi après l’instauration d’une nouvelle taxe passager de 3 €

Ryanair réduit sa capacité à Bruxelles Charleroi après l’instauration d’une nouvelle taxe passager de 3 €
Le géant low-cost irlandais Ryanair a lancé la première salve d’un possible bras de fer prolongé avec le gouvernement fédéral belge au sujet des taxes aériennes. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles le 14 janvier, le PDG Michael O’Leary a confirmé que la compagnie réduira de 1,1 million le nombre de sièges proposés — soit environ 10 % de son programme — à l’aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi à partir du début de l’horaire d’été en avril 2026.

Cette décision fait directement suite à l’instauration d’une taxe passager indexée de 3 € prélevée sur chaque voyageur au départ, mesure introduite par l’administration De Croo dans le cadre du budget 2026. Bien que 3 € puisse sembler marginal, O’Leary soutient que cette taxe fait basculer des marges déjà très faibles sur les vols intra-européens dans le rouge, incitant les compagnies à redéployer leurs avions vers des juridictions aux charges moindres. Quatre avions Ryanair initialement prévus pour Charleroi seront ainsi basés à Stockholm, tandis que des capacités supplémentaires seront redirigées vers l’Albanie, l’Italie et la Slovaquie.

Alors que compagnies aériennes et gouvernements s’affrontent sur les taxes et prélèvements environnementaux, les voyageurs individuels et les services voyages d’entreprise peuvent au moins compter sur une gestion administrative simplifiée. Le portail en ligne de VisaHQ (https://www.visahq.com/belgium/) propose des informations actualisées en temps réel sur les exigences de visa, des outils de demande numérique et des services de messagerie pour les départs et correspondances en Belgique, aidant ainsi les passagers à rester en règle face aux changements d’itinéraires ou escales imposés par la réorganisation du réseau Ryanair.

Ryanair réduit sa capacité à Bruxelles Charleroi après l’instauration d’une nouvelle taxe passager de 3 €


Au-delà de la réduction des capacités, Ryanair a laissé entrevoir des conséquences stratégiques plus larges. O’Leary a appelé l’Union européenne à intégrer les concurrents long-courriers dans le Système d’échange de quotas d’émission (SEQE) ou à alléger les coûts de conformité pour les compagnies européennes, avertissant que la multiplication des taxes risque d’éroder l’avantage comparatif de l’Europe dans le secteur aérien. Avec la révision du SEQE prévue pour juillet 2026, Bruxelles se retrouve sous pression à la fois sur le plan fiscal et climatique.

Pour les entreprises et les responsables voyages, la décision de Ryanair se traduit par une réduction des options directes depuis le hub secondaire belge et une probable hausse des tarifs estivaux due à la contraction de l’offre. Les sociétés opérant des navettes paneuropéennes via Charleroi doivent dès à présent envisager des plans de contingence, notamment celles dépendant des rotations tôt le matin qui pourraient être réduites.

Si les autorités belges maintiennent leur position sur la taxation, d’autres compagnies pourraient suivre le mouvement. À l’inverse, un compromis — comme des exonérations pour les passagers en correspondance ou une mise en œuvre progressive — pourrait freiner cette fuite. D’ici là, les gestionnaires de mobilité doivent surveiller les mises à jour des inventaires GDS et renégocier les clauses d’engagement tarifaire lorsque les volumes ne peuvent plus être garantis.
L'équipe d'experts en visas et immigration de VisaHQ aide les particuliers et les entreprises à naviguer dans les exigences de voyage, de travail et de résidence à l'échelle mondiale. Nous nous occupons de la préparation des documents, du dépôt des demandes, de la coordination avec les agences gouvernementales, de chaque aspect nécessaire pour garantir des approbations rapides, conformes et sans stress.
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