
Dans une décision exceptionnelle aux conséquences immédiates sur la mobilité internationale, le gouvernement américain a ordonné, le 29 novembre 2025, la suspension nationale de tous les dossiers d’asile en cours ainsi qu’un gel total de la délivrance de visas aux détenteurs de passeports afghans. Joseph B. Edlow, directeur par intérim des Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS), a déclaré que « toutes les décisions d’asile sont suspendues jusqu’à ce que nous puissions garantir que chaque étranger soit soumis à un contrôle et un filtrage aussi rigoureux que possible », tandis que le Département d’État a simultanément demandé aux postes consulaires de cesser d’émettre des visas afghans. Ces deux mesures font suite à une fusillade meurtrière survenue le 27 novembre près de la Maison-Blanche, dont le principal suspect est un ancien soldat afghan réinstallé dans le cadre de l’« Opération Allies Welcome », intensifiant la pression politique sur l’administration Trump pour renforcer les contrôles migratoires.
Bien que présentée comme une révision temporaire de sécurité, cette décision a un impact immédiat sur plus de 1,4 million de demandeurs d’asile déjà en attente dans les files d’attente de l’USCIS, ainsi que sur environ 100 000 Afghans engagés dans divers processus d’immigration, notamment les demandes de visa spécial pour immigrants (SIV) destinées aux traducteurs de guerre et les requêtes de regroupement familial. La coalition de défense #AfghanEvac a averti que cette suspension pourrait violer des ordonnances judiciaires fédérales exigeant un traitement rapide des demandes SIV et risquerait de démanteler un programme mandaté par le Congrès, sur lequel le Pentagone s’appuie pour protéger ses alliés américains lors de futurs conflits.
Du point de vue de la mobilité d’entreprise, ce gel généralisé suscite de vives inquiétudes chez les sous-traitants de la défense, les ONG, les universités et les entreprises technologiques qui emploient des talents afghans ou envisagent des parrainages humanitaires. Les employeurs doivent s’attendre à des annulations d’entretiens de dernière minute, à des prolongations des avis de sécurité et à d’éventuels refus 221(g) dans les consulats. Les entreprises ayant des ressortissants afghans dans les filières H-1B, J-1 ou F-1 sont invitées à suspendre les déplacements et à explorer des alternatives telles que le télétravail depuis un pays tiers, les demandes de « parole-in-place » ou les parrainages humanitaires d’urgence — aucune de ces options n’étant garantie dans le contexte actuel.
Les analystes politiques soulignent que la suspension des demandes d’asile ne facilite pas les objectifs d’expulsion massive, puisque les demandeurs restent légalement sur le sol américain pendant l’examen de leur dossier ; néanmoins, cette mesure pourrait annoncer une stratégie plus large de refus systématiques rapides dès l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations. Le président Trump a également évoqué la dénaturalisation des immigrants naturalisés jugés « incompatibles avec la civilisation occidentale », ce qui crée une incertitude pour la conformité des entreprises aux règles I-9 et pour les futures missions d’expatriation.
Les prochaines étapes pratiques pour les responsables de la mobilité sont : 1) auditer tous les dossiers afghans actifs et reprogrammer les dates de début de mission ; 2) conseiller aux employés afghans d’éviter tout voyage international ; 3) surveiller les prochaines publications au Federal Register pour connaître les critères d’exemption ; et 4) préparer des plans de communication pour gérer le moral des équipes, notamment parmi les collègues afghans désormais confrontés à une incertitude prolongée. Si l’administration assure que cette suspension sera « temporaire », l’histoire montre que des interdictions similaires en matière de sécurité nationale — de l’interdiction de voyage de 2017 à la proclamation de 2025 suspendant les visas de 19 pays — tendent à s’installer durablement dans le paysage migratoire américain.
Bien que présentée comme une révision temporaire de sécurité, cette décision a un impact immédiat sur plus de 1,4 million de demandeurs d’asile déjà en attente dans les files d’attente de l’USCIS, ainsi que sur environ 100 000 Afghans engagés dans divers processus d’immigration, notamment les demandes de visa spécial pour immigrants (SIV) destinées aux traducteurs de guerre et les requêtes de regroupement familial. La coalition de défense #AfghanEvac a averti que cette suspension pourrait violer des ordonnances judiciaires fédérales exigeant un traitement rapide des demandes SIV et risquerait de démanteler un programme mandaté par le Congrès, sur lequel le Pentagone s’appuie pour protéger ses alliés américains lors de futurs conflits.
Du point de vue de la mobilité d’entreprise, ce gel généralisé suscite de vives inquiétudes chez les sous-traitants de la défense, les ONG, les universités et les entreprises technologiques qui emploient des talents afghans ou envisagent des parrainages humanitaires. Les employeurs doivent s’attendre à des annulations d’entretiens de dernière minute, à des prolongations des avis de sécurité et à d’éventuels refus 221(g) dans les consulats. Les entreprises ayant des ressortissants afghans dans les filières H-1B, J-1 ou F-1 sont invitées à suspendre les déplacements et à explorer des alternatives telles que le télétravail depuis un pays tiers, les demandes de « parole-in-place » ou les parrainages humanitaires d’urgence — aucune de ces options n’étant garantie dans le contexte actuel.
Les analystes politiques soulignent que la suspension des demandes d’asile ne facilite pas les objectifs d’expulsion massive, puisque les demandeurs restent légalement sur le sol américain pendant l’examen de leur dossier ; néanmoins, cette mesure pourrait annoncer une stratégie plus large de refus systématiques rapides dès l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations. Le président Trump a également évoqué la dénaturalisation des immigrants naturalisés jugés « incompatibles avec la civilisation occidentale », ce qui crée une incertitude pour la conformité des entreprises aux règles I-9 et pour les futures missions d’expatriation.
Les prochaines étapes pratiques pour les responsables de la mobilité sont : 1) auditer tous les dossiers afghans actifs et reprogrammer les dates de début de mission ; 2) conseiller aux employés afghans d’éviter tout voyage international ; 3) surveiller les prochaines publications au Federal Register pour connaître les critères d’exemption ; et 4) préparer des plans de communication pour gérer le moral des équipes, notamment parmi les collègues afghans désormais confrontés à une incertitude prolongée. Si l’administration assure que cette suspension sera « temporaire », l’histoire montre que des interdictions similaires en matière de sécurité nationale — de l’interdiction de voyage de 2017 à la proclamation de 2025 suspendant les visas de 19 pays — tendent à s’installer durablement dans le paysage migratoire américain.








