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nov. 29, 2025

Les données de l'ONS révèlent que 74 000 Indiens ont quitté le Royaume-Uni, la migration nette chutant de 80 %

Les données de l'ONS révèlent que 74 000 Indiens ont quitté le Royaume-Uni, la migration nette chutant de 80 %
L’Office national des statistiques britannique (ONS) rapporte une chute spectaculaire de 80 % de la migration nette sur l’année jusqu’en juin 2025, soit une baisse de 204 000 personnes par rapport au pic post-pandémique. Les Indiens représentent le plus grand exode, avec 45 000 anciens étudiants, 22 000 titulaires de visas de travail et environ 7 000 autres départs, totalisant 74 000 départs depuis l’Inde.

Cette baisse fait suite à une série de restrictions : relèvement du seuil salarial pour le visa de travail qualifié, quasi-interdiction des visas pour les personnes à charge dans le secteur de la santé, et augmentation des frais de parrainage. En conséquence, les délivrances trimestrielles de visas de travail qualifié ont été divisées par deux depuis début 2024, tandis que les visas pour travailleurs de la santé ont chuté de 94 % par rapport à leur pic de 2023. Les professionnels du secteur alertent : le bâtiment seul a besoin de 61 000 nouveaux travailleurs par an, mais n’a reçu que 1 660 visas correspondants l’an dernier.

Les données de l'ONS révèlent que 74 000 Indiens ont quitté le Royaume-Uni, la migration nette chutant de 80 %


Pour les entreprises indiennes, ces chiffres sont cruciaux car le Royaume-Uni reste une destination privilégiée pour l’enseignement supérieur et les acquisitions à l’étranger. Les consultants préviennent que les petites entreprises risquent de peiner à transférer leurs talents clés au Royaume-Uni avec la hausse des coûts de parrainage, tandis que les diplômés cherchant à rester après leurs études font face à un marché de l’emploi plus difficile. Parallèlement, les recruteurs en Inde constatent que le retour des expatriés enrichit le vivier de talents locaux dans les domaines des sciences, technologies, ingénierie, mathématiques (STEM) et de la santé.

Ces données fournissent au gouvernement britannique des arguments pour défendre l’efficacité de ses réformes, mais les acteurs économiques en contestent la pertinence. Le Work Rights Centre, basé à Londres, dénonce des restrictions qui « freinent activement la croissance », tandis que le Migration Advisory Committee met en garde contre les risques d’exploitation dans les secteurs liés aux visas conditionnels. De nouvelles modifications sont attendues lorsque la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, publiera avant Noël un livre blanc sur une « migration équilibrée ».
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