
L’Assemblée nationale a entamé le débat sur l’article 30 du projet de loi de finances 2026 le 13 novembre, et ce simple paragraphe a provoqué une onde de choc au sein de la communauté française de la mobilité internationale. Le projet prévoit une augmentation du droit de timbre obligatoire sur presque toutes les demandes d’immigration ou de naturalisation déposées en France à partir du 1er janvier 2026.
Si le texte est adopté en l’état, le coût pour obtenir la nationalité française passerait de 250 € à 450 €, tandis que la carte de séjour standard — utilisée par la plupart des professionnels non-européens et leurs familles — grimperait de 200 € à 300 €, avec en plus 50 € de frais de production. Les renouvellements pluriannuels, les cartes de remplacement et même les documents de voyage délivrés aux réfugiés et apatrides subiraient tous des hausses à trois chiffres.
Les députés favorables à cette mesure estiment que les frais n’ont pas suivi l’évolution des coûts administratifs et que ces hausses sont nécessaires pour financer la digitalisation des services préfectoraux. Les fédérations professionnelles et les syndicats étudiants dénoncent, eux, une taxe cachée sur les talents, qui risque de décourager les recrutements internationaux alors que la France cherche à combler ses besoins en compétences dans la tech, la santé et le bâtiment.
Les responsables de la mobilité en entreprise ont déjà fait leurs calculs : une famille de quatre personnes en mission de quatre ans paierait 1 400 € de plus sur la durée de validité de leurs titres de séjour selon la version actuelle. Les cabinets d’avocats internationaux alertent sur le risque d’une ruée de dernière minute pendant les fêtes de fin d’année, les demandeurs devant présenter la preuve du paiement du droit de timbre avec leur dossier.
Le débat sur les amendements se poursuit la semaine prochaine. Même si le Parlement atténue certaines hausses, les équipes RH sont invitées à prévoir un budget plus élevé pour ces frais administratifs et à anticiper les renouvellements en décembre afin de bénéficier des tarifs actuels.
Si le texte est adopté en l’état, le coût pour obtenir la nationalité française passerait de 250 € à 450 €, tandis que la carte de séjour standard — utilisée par la plupart des professionnels non-européens et leurs familles — grimperait de 200 € à 300 €, avec en plus 50 € de frais de production. Les renouvellements pluriannuels, les cartes de remplacement et même les documents de voyage délivrés aux réfugiés et apatrides subiraient tous des hausses à trois chiffres.
Les députés favorables à cette mesure estiment que les frais n’ont pas suivi l’évolution des coûts administratifs et que ces hausses sont nécessaires pour financer la digitalisation des services préfectoraux. Les fédérations professionnelles et les syndicats étudiants dénoncent, eux, une taxe cachée sur les talents, qui risque de décourager les recrutements internationaux alors que la France cherche à combler ses besoins en compétences dans la tech, la santé et le bâtiment.
Les responsables de la mobilité en entreprise ont déjà fait leurs calculs : une famille de quatre personnes en mission de quatre ans paierait 1 400 € de plus sur la durée de validité de leurs titres de séjour selon la version actuelle. Les cabinets d’avocats internationaux alertent sur le risque d’une ruée de dernière minute pendant les fêtes de fin d’année, les demandeurs devant présenter la preuve du paiement du droit de timbre avec leur dossier.
Le débat sur les amendements se poursuit la semaine prochaine. Même si le Parlement atténue certaines hausses, les équipes RH sont invitées à prévoir un budget plus élevé pour ces frais administratifs et à anticiper les renouvellements en décembre afin de bénéficier des tarifs actuels.
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