
Devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 29 octobre, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a révélé que les consulats français en Algérie ont délivré 14,5 % de visas en moins au cours des neuf premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024. Ces chiffres, publiés le 2 novembre par le portail d’information Algérie360, confirment les témoignages sur la réduction de la mobilité entre les deux pays et soulignent la sensibilité politique des questions migratoires à l’approche des élections françaises de 2027.
Selon le ministre, les visas touristiques ont connu la baisse la plus marquée (-21 %), suivis des visas d’affaires (-12,6 %) et des visas de regroupement familial (-7,4 %). Le taux de refus atteint désormais 31 %, soit près du double de la moyenne mondiale de 16 %. Seule la mobilité étudiante fait exception : les programmes Campus France ont enregistré une hausse de 12,5 %, avec 8 351 permis d’études délivrés. Barrot attribue ce recul global à une réduction des effectifs consulaires et à « un climat de tension bilatérale » qui a freiné la demande.
Ces données interviennent dans un contexte de révision en cours de l’accord bilatéral de 1968, qui accorde aux citoyens algériens des droits préférentiels de travail et de séjour. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau souhaite durcir les clauses de retour et de réadmission, évoquant même la possibilité de lier les quotas de visas à l’acceptation par l’Algérie des personnes expulsées – une politique qui rappelle l’approche récente de l’Allemagne avec plusieurs pays d’Afrique du Nord.
Pour les entreprises françaises opérant en Algérie, la baisse des visas d’affaires de courte durée complique la planification des projets. Les sociétés de services pétroliers et les fournisseurs aéronautiques, qui dépendent de rotations techniques rapides, doivent désormais faire face à des délais plus longs et une incertitude accrue. Les universités, en revanche, pourraient bénéficier de la hausse des visas étudiants, mais risquent des blocages administratifs si les pénuries de personnel persistent.
L’Algérie reste la cinquième source de demande de visas pour la France, et un déclin prolongé pourrait affecter les recettes touristiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Île-de-France, où se concentrent les visites de la diaspora algérienne. Les agences de voyage constatent déjà un déplacement vers l’Espagne et la Turquie, qui proposent des régimes de visa électronique plus rapides. Les experts en mobilité prévoient que, sauf amélioration des relations diplomatiques – les discussions sur la coopération sécuritaire étant au point mort depuis septembre –, un durcissement supplémentaire est probable lors du cycle consulaire de 2026.
Selon le ministre, les visas touristiques ont connu la baisse la plus marquée (-21 %), suivis des visas d’affaires (-12,6 %) et des visas de regroupement familial (-7,4 %). Le taux de refus atteint désormais 31 %, soit près du double de la moyenne mondiale de 16 %. Seule la mobilité étudiante fait exception : les programmes Campus France ont enregistré une hausse de 12,5 %, avec 8 351 permis d’études délivrés. Barrot attribue ce recul global à une réduction des effectifs consulaires et à « un climat de tension bilatérale » qui a freiné la demande.
Ces données interviennent dans un contexte de révision en cours de l’accord bilatéral de 1968, qui accorde aux citoyens algériens des droits préférentiels de travail et de séjour. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau souhaite durcir les clauses de retour et de réadmission, évoquant même la possibilité de lier les quotas de visas à l’acceptation par l’Algérie des personnes expulsées – une politique qui rappelle l’approche récente de l’Allemagne avec plusieurs pays d’Afrique du Nord.
Pour les entreprises françaises opérant en Algérie, la baisse des visas d’affaires de courte durée complique la planification des projets. Les sociétés de services pétroliers et les fournisseurs aéronautiques, qui dépendent de rotations techniques rapides, doivent désormais faire face à des délais plus longs et une incertitude accrue. Les universités, en revanche, pourraient bénéficier de la hausse des visas étudiants, mais risquent des blocages administratifs si les pénuries de personnel persistent.
L’Algérie reste la cinquième source de demande de visas pour la France, et un déclin prolongé pourrait affecter les recettes touristiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Île-de-France, où se concentrent les visites de la diaspora algérienne. Les agences de voyage constatent déjà un déplacement vers l’Espagne et la Turquie, qui proposent des régimes de visa électronique plus rapides. Les experts en mobilité prévoient que, sauf amélioration des relations diplomatiques – les discussions sur la coopération sécuritaire étant au point mort depuis septembre –, un durcissement supplémentaire est probable lors du cycle consulaire de 2026.
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