
Dans un vote inédit le 30 octobre 2025, l’Assemblée nationale française a adopté—par 185 voix contre 184—une résolution présentée par le Rassemblement national (RN) appelant le gouvernement à dénoncer l’accord bilatéral sur la migration signé avec l’Algérie le 27 décembre 1968.
Cet accord de 1968 accorde aux ressortissants algériens un traitement préférentiel par rapport aux autres citoyens de pays tiers : exigences documentaires allégées, droit de solliciter certains permis de travail sans test du marché du travail, et délais de résidence réduits avant d’obtenir des cartes pluriannuelles. Les employeurs dans des secteurs comme le bâtiment et l’agriculture saisonnière ont longtemps bénéficié de ces règles simplifiées.
Le soutien à la motion du RN est venu de députés des Républicains et du groupe centriste Horizons, tandis que le parti présidentiel Renaissance s’est largement abstenu, après que le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a averti que ce texte, bien que non contraignant, « envoie un signal explosif à Alger ». La mesure est désormais transmise au Sénat, mais seule l’exécutif peut mettre fin formellement à un accord international.
Les spécialistes de la mobilité professionnelle soulignent que ce vote accroît l’incertitude pour les salariés algériens détachés et leurs employeurs français. Toute révocation soumettrait les travailleurs algériens aux quotas ordinaires de visas Schengen, à des délais de traitement plus longs et à des tests du marché du travail, risquant de perturber des missions déjà planifiées pour 2026. Les entreprises sont invitées à cartographier leurs viviers de talents algériens, accélérer les renouvellements de permis en cours et prévoir des plans de contingence pour les RH et les chefs de projet.
Sur le plan diplomatique, cet épisode menace de compromettre le fragile rapprochement franco-algérien amorcé plus tôt cette année avec des initiatives conjointes en matière de sécurité et d’énergie. Un bras de fer prolongé pourrait entraîner des restrictions réciproques à l’encontre des ressortissants français en Algérie et compliquer la mobilité régionale au Maghreb.
Cet accord de 1968 accorde aux ressortissants algériens un traitement préférentiel par rapport aux autres citoyens de pays tiers : exigences documentaires allégées, droit de solliciter certains permis de travail sans test du marché du travail, et délais de résidence réduits avant d’obtenir des cartes pluriannuelles. Les employeurs dans des secteurs comme le bâtiment et l’agriculture saisonnière ont longtemps bénéficié de ces règles simplifiées.
Le soutien à la motion du RN est venu de députés des Républicains et du groupe centriste Horizons, tandis que le parti présidentiel Renaissance s’est largement abstenu, après que le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a averti que ce texte, bien que non contraignant, « envoie un signal explosif à Alger ». La mesure est désormais transmise au Sénat, mais seule l’exécutif peut mettre fin formellement à un accord international.
Les spécialistes de la mobilité professionnelle soulignent que ce vote accroît l’incertitude pour les salariés algériens détachés et leurs employeurs français. Toute révocation soumettrait les travailleurs algériens aux quotas ordinaires de visas Schengen, à des délais de traitement plus longs et à des tests du marché du travail, risquant de perturber des missions déjà planifiées pour 2026. Les entreprises sont invitées à cartographier leurs viviers de talents algériens, accélérer les renouvellements de permis en cours et prévoir des plans de contingence pour les RH et les chefs de projet.
Sur le plan diplomatique, cet épisode menace de compromettre le fragile rapprochement franco-algérien amorcé plus tôt cette année avec des initiatives conjointes en matière de sécurité et d’énergie. Un bras de fer prolongé pourrait entraîner des restrictions réciproques à l’encontre des ressortissants français en Algérie et compliquer la mobilité régionale au Maghreb.
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