
Tard dans la soirée du 30 octobre 2025, le gouvernement a publié les annexes du projet de loi de finances révélant une forte augmentation des frais administratifs payés par les résidents étrangers. Le projet de budget 2026 prévoit :
• une hausse de 100 € du timbre fiscal pour la délivrance ou le renouvellement des cartes de séjour standard (et de 50 € pour la catégorie à tarif réduit) ;
• l’instauration d’un nouveau droit de 40 € pour l’échange des permis de conduire étrangers et jusqu’à 100 € pour la nouvelle « autorisation provisoire de séjour » ;
• une augmentation de 200 € des frais de dossier pour les demandes de naturalisation ;
• et une restriction des aides au logement (APL) pour les étudiants non européens, désormais réservées à ceux bénéficiant de bourses du gouvernement français.
Le ministère des Finances justifie ces mesures en les présentant comme un alignement de la France sur le « niveau médian des frais au sein de l’UE », tout en générant 160 millions d’euros de recettes supplémentaires. Les équipes de mobilité RH, en revanche, alertent sur le fait que ces coûts additionnels — pouvant atteindre 300 à 400 € pour une famille de quatre personnes — devront être intégrés dans les budgets des missions à l’étranger en 2026. Les universités et grandes écoles craignent que les critères plus stricts pour les APL ne nuisent à l’attractivité de la France auprès des étudiants internationaux payants, alors que les effectifs sur les campus repartent à la hausse après la pandémie.
Les conseillers juridiques recommandent aux salariés étrangers d’anticiper leurs démarches avant le 1er janvier 2026 dans la mesure du possible, et d’auditer les prévisions de coûts liées aux missions. Les employeurs sont également invités à vérifier si le nouveau droit d’échange de permis entraîne des obligations de remboursement brut dans le cadre des politiques de mobilité.
Le projet sera débattu en commission à partir du 6 novembre, avec une adoption prévue avant la pause hivernale du Parlement. Des amendements pourraient encore atténuer ces hausses, mais les observateurs estiment que l’appétit politique pour s’opposer à des mesures génératrices de recettes reste limité, alors que la France cherche à maîtriser son déficit.
• une hausse de 100 € du timbre fiscal pour la délivrance ou le renouvellement des cartes de séjour standard (et de 50 € pour la catégorie à tarif réduit) ;
• l’instauration d’un nouveau droit de 40 € pour l’échange des permis de conduire étrangers et jusqu’à 100 € pour la nouvelle « autorisation provisoire de séjour » ;
• une augmentation de 200 € des frais de dossier pour les demandes de naturalisation ;
• et une restriction des aides au logement (APL) pour les étudiants non européens, désormais réservées à ceux bénéficiant de bourses du gouvernement français.
Le ministère des Finances justifie ces mesures en les présentant comme un alignement de la France sur le « niveau médian des frais au sein de l’UE », tout en générant 160 millions d’euros de recettes supplémentaires. Les équipes de mobilité RH, en revanche, alertent sur le fait que ces coûts additionnels — pouvant atteindre 300 à 400 € pour une famille de quatre personnes — devront être intégrés dans les budgets des missions à l’étranger en 2026. Les universités et grandes écoles craignent que les critères plus stricts pour les APL ne nuisent à l’attractivité de la France auprès des étudiants internationaux payants, alors que les effectifs sur les campus repartent à la hausse après la pandémie.
Les conseillers juridiques recommandent aux salariés étrangers d’anticiper leurs démarches avant le 1er janvier 2026 dans la mesure du possible, et d’auditer les prévisions de coûts liées aux missions. Les employeurs sont également invités à vérifier si le nouveau droit d’échange de permis entraîne des obligations de remboursement brut dans le cadre des politiques de mobilité.
Le projet sera débattu en commission à partir du 6 novembre, avec une adoption prévue avant la pause hivernale du Parlement. Des amendements pourraient encore atténuer ces hausses, mais les observateurs estiment que l’appétit politique pour s’opposer à des mesures génératrices de recettes reste limité, alors que la France cherche à maîtriser son déficit.
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