
Dans un développement suivi de près par les entreprises françaises de sécurité technologique, le Mali a lancé un nouveau passeport biométrique E-AES produit par le fournisseur chinois Emptech, remplaçant ainsi le prestataire historique français Idemia. La cérémonie de lancement, qui s’est tenue à Bamako le 27 octobre 2025, a été présidée par le président par intérim du Mali, le colonel Assimi Goïta, ainsi que par le ministre de la Sécurité, le général Daoud Aly Mohammedine.
Ce changement intervient dans un contexte de relations franco-maliennes tendues, suite au retrait des troupes françaises du Sahel en 2024. Pour Idemia, leader mondial des solutions d’identité basé à Courbevoie, cette perte illustre les vents géopolitiques défavorables auxquels sont confrontées les exportations technologiques françaises en Afrique de l’Ouest. L’entreprise fournissait des documents de voyage sécurisés à plus de 50 pays et considérait le contrat malien comme une référence majeure sur le continent.
Du point de vue de la mobilité, le nouveau passeport respecte les normes de la CEDEAO et intègre des puces améliorées capables de stocker des données biométriques étendues, ce qui pourrait accélérer l’adoption des bornes électroniques à l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle une fois les listes de confiance bilatérales mises à jour. Cependant, les autorités consulaires françaises ont indiqué à la newsletter spécialisée Visas & Borders que tous les ressortissants maliens demandant un visa pour la France devront présenter ce nouveau passeport à partir du 1er décembre 2025, même si leur passeport actuel est encore valide — une mesure qui devrait provoquer un afflux de renouvellements à court terme au centre de passeports de Bamako et chez le partenaire français TLScontact.
Les équipes RH en charge des expatriés au Mali devront vérifier que les permis de séjour existants correspondent à la nouvelle numérotation des passeports afin d’éviter des incompatibilités lors des demandes d’autorisation de sortie. Par ailleurs, les agences françaises de crédit à l’export pourraient revoir leurs modèles d’évaluation des risques pour les contrats d’identification étatique dans la région, face à la montée en puissance de la Chine sur ce marché.
À plus long terme, cet épisode illustre l’interdépendance stratégique entre les infrastructures de mobilité et l’influence diplomatique. Alors que l’UE finalise sa politique commune de visas pour les ressortissants de l’AES (Alliance des États du Sahel), la France devra concilier ses préoccupations sécuritaires avec la demande du marché du travail en ingénieurs et professionnels de santé francophones.
Ce changement intervient dans un contexte de relations franco-maliennes tendues, suite au retrait des troupes françaises du Sahel en 2024. Pour Idemia, leader mondial des solutions d’identité basé à Courbevoie, cette perte illustre les vents géopolitiques défavorables auxquels sont confrontées les exportations technologiques françaises en Afrique de l’Ouest. L’entreprise fournissait des documents de voyage sécurisés à plus de 50 pays et considérait le contrat malien comme une référence majeure sur le continent.
Du point de vue de la mobilité, le nouveau passeport respecte les normes de la CEDEAO et intègre des puces améliorées capables de stocker des données biométriques étendues, ce qui pourrait accélérer l’adoption des bornes électroniques à l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle une fois les listes de confiance bilatérales mises à jour. Cependant, les autorités consulaires françaises ont indiqué à la newsletter spécialisée Visas & Borders que tous les ressortissants maliens demandant un visa pour la France devront présenter ce nouveau passeport à partir du 1er décembre 2025, même si leur passeport actuel est encore valide — une mesure qui devrait provoquer un afflux de renouvellements à court terme au centre de passeports de Bamako et chez le partenaire français TLScontact.
Les équipes RH en charge des expatriés au Mali devront vérifier que les permis de séjour existants correspondent à la nouvelle numérotation des passeports afin d’éviter des incompatibilités lors des demandes d’autorisation de sortie. Par ailleurs, les agences françaises de crédit à l’export pourraient revoir leurs modèles d’évaluation des risques pour les contrats d’identification étatique dans la région, face à la montée en puissance de la Chine sur ce marché.
À plus long terme, cet épisode illustre l’interdépendance stratégique entre les infrastructures de mobilité et l’influence diplomatique. Alors que l’UE finalise sa politique commune de visas pour les ressortissants de l’AES (Alliance des États du Sahel), la France devra concilier ses préoccupations sécuritaires avec la demande du marché du travail en ingénieurs et professionnels de santé francophones.
Plus de France
Voir tout
Les grèves dans les aéroports italiens du 29 octobre menacent de perturber fortement les voyageurs français
Eurostar annule plusieurs trains du 28 au 31 octobre, perturbant la liaison France-Royaume-Uni