
Les ressortissants non européens entrant ou quittant la France sont désormais enregistrés dans le nouveau Système Entrée/Sortie (EES) de l’Union européenne, opérationnel depuis le 12 octobre. Un journaliste de Connexion France, ayant expérimenté la procédure cette semaine à Paris-Charles-de-Gaulle, décrit un processus en deux étapes : les visiteurs pour la première fois sont dirigés vers une borne en libre-service pour scanner leur passeport, fournir quatre empreintes digitales et poser pour une photo faciale ; ils se rendent ensuite à un guichet où un agent des frontières valide les données biométriques. Cette procédure ajoute environ huit minutes par rapport à l’ancien tampon manuel sur le passeport.
La police aux frontières assure que ce temps supplémentaire diminuera considérablement lors des passages suivants. Une fois le profil biométrique enregistré dans la base de données EES, il est réutilisé pendant trois ans ; les passages suivants ne nécessitent qu’un scan du passeport et une reconnaissance faciale en temps réel, ce qui devrait prendre « bien moins d’une minute ». Les voyageurs titulaires d’un visa long séjour français ou d’une carte de résident peuvent toujours utiliser les bornes PARAFE si leurs empreintes ont été enregistrées avant octobre, mais le ministère de l’Intérieur prévient que certaines bornes seront converties en kiosques EES d’ici au printemps 2026.
Pour les employeurs transférant du personnel en France, l’impact immédiat se traduit par des files d’attente plus longues aux heures de pointe à Paris, Lyon, Nice, Marseille ainsi qu’aux terminaux Eurostar et Eurotunnel. Les responsables des ressources humaines sont invités à prévoir un délai supplémentaire de 30 à 45 minutes pour les arrivées de collaborateurs ne disposant pas encore d’un enregistrement EES, notamment les lundis matin. Les compagnies aériennes ont commencé à distribuer des brochures explicatives, mais aucune application mobile officielle de pré-enregistrement n’est encore disponible.
À moyen terme, ce système devrait simplifier les choses : le calcul automatisé des jours passés dans l’espace Schengen offrira un suivi numérique clair du temps passé en France, aidant les salariés en mission à éviter les dépassements involontaires. Les entreprises doivent rappeler aux voyageurs d’affaires fréquents que la règle des 90 jours sur 180 reste en vigueur et que chaque passage, même très court, sera désormais enregistré à la seconde près.
Enfin, les préoccupations liées à la vie privée persistent. Les données sont conservées pendant trois ans et partagées avec des bases de données policières telles que le SIS et Interpol. Le Contrôleur européen de la protection des données a demandé au gouvernement français de publier un addendum d’évaluation d’impact d’ici décembre. D’ici là, les voyageurs peuvent demander un extrait des données personnelles collectées à la frontière, mais uniquement en se rendant en personne dans des préfectures de police désignées, ce qui peut s’avérer peu pratique pour les visiteurs de courte durée.
La police aux frontières assure que ce temps supplémentaire diminuera considérablement lors des passages suivants. Une fois le profil biométrique enregistré dans la base de données EES, il est réutilisé pendant trois ans ; les passages suivants ne nécessitent qu’un scan du passeport et une reconnaissance faciale en temps réel, ce qui devrait prendre « bien moins d’une minute ». Les voyageurs titulaires d’un visa long séjour français ou d’une carte de résident peuvent toujours utiliser les bornes PARAFE si leurs empreintes ont été enregistrées avant octobre, mais le ministère de l’Intérieur prévient que certaines bornes seront converties en kiosques EES d’ici au printemps 2026.
Pour les employeurs transférant du personnel en France, l’impact immédiat se traduit par des files d’attente plus longues aux heures de pointe à Paris, Lyon, Nice, Marseille ainsi qu’aux terminaux Eurostar et Eurotunnel. Les responsables des ressources humaines sont invités à prévoir un délai supplémentaire de 30 à 45 minutes pour les arrivées de collaborateurs ne disposant pas encore d’un enregistrement EES, notamment les lundis matin. Les compagnies aériennes ont commencé à distribuer des brochures explicatives, mais aucune application mobile officielle de pré-enregistrement n’est encore disponible.
À moyen terme, ce système devrait simplifier les choses : le calcul automatisé des jours passés dans l’espace Schengen offrira un suivi numérique clair du temps passé en France, aidant les salariés en mission à éviter les dépassements involontaires. Les entreprises doivent rappeler aux voyageurs d’affaires fréquents que la règle des 90 jours sur 180 reste en vigueur et que chaque passage, même très court, sera désormais enregistré à la seconde près.
Enfin, les préoccupations liées à la vie privée persistent. Les données sont conservées pendant trois ans et partagées avec des bases de données policières telles que le SIS et Interpol. Le Contrôleur européen de la protection des données a demandé au gouvernement français de publier un addendum d’évaluation d’impact d’ici décembre. D’ici là, les voyageurs peuvent demander un extrait des données personnelles collectées à la frontière, mais uniquement en se rendant en personne dans des préfectures de police désignées, ce qui peut s’avérer peu pratique pour les visiteurs de courte durée.
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