
Le 16 avril 2026, le gouvernement français a confirmé que la dernière période de grâce prévue par la convention fiscale franco-luxembourgeoise de 2018 prendra fin pour les revenus de 2024. Les résidents français travaillant au Luxembourg — estimés à plus de 120 000 professionnels, notamment dans la finance et les hautes technologies — déclaraient jusqu’à présent leurs revenus luxembourgeois selon l’ancienne méthode dite « exemption avec progressivité ». À partir de la déclaration de revenus 2025, cette exception disparaît : les salaires perçus au Luxembourg seront imposables en France, avec un crédit d’impôt immédiat pour l’impôt déjà payé à l’étranger. Ce changement se traduira directement sur les bulletins de salaire mensuels. Les employeurs luxembourgeois continueront de prélever l’impôt local à la source, mais les salariés devront désormais anticiper un prélèvement parallèle en France via le système du prélèvement à la source. En cas d’inaction, leur taux d’imposition français pourrait augmenter, car les revenus luxembourgeois viendront majorer la base de calcul des acomptes par le fisc français. Le syndicat ALEBA, qui a révélé cette information, invite les salariés à se connecter sur impots.gouv.fr et à ajuster leur taux de prélèvement individuel avant juillet pour éviter un solde important à régler lors de la prochaine déclaration.
Par ailleurs, les frontaliers qui voyagent fréquemment ou détiennent des passeports hors UE pourraient voir leurs démarches d’immigration se complexifier en parallèle de leurs nouvelles obligations fiscales. Le portail France de VisaHQ (https://www.visahq.com/france/) facilite l’obtention de visas Schengen, permis de travail et autres documents de voyage, permettant aux professionnels transfrontaliers et à leurs services RH de déléguer ces formalités administratives et de se concentrer sur l’ajustement des bulletins de salaire, des taux de prélèvement et des déclarations liées à la convention fiscale.
Pour les entreprises employant des frontaliers, cette évolution du traité complique les modèles de prévision des coûts. Les équipes RH et mobilité doivent revoir les calculs du net au brut, les lettres de mission et les clauses fiscales hypothétiques. Certains employeurs pourraient devoir mettre en place une paie miroir en France ou proposer des mécanismes de compensation (gross-up) durant la première année de transition afin de garantir les salaires nets promis dans les contrats. Les prestataires de paie des deux pays devront synchroniser les attestations de fin d’année pour que les crédits d’impôt liés au prélèvement luxembourgeois soient correctement préremplis dans les déclarations françaises. Ce changement fiscal interagit également avec le régime des impatriés en France, qui offre une exonération partielle sur certains éléments de rémunération entrants. Les résidents français qui envisageaient auparavant de passer sous contrat luxembourgeois pour des raisons fiscales pourraient désormais trouver le statut d’impatrié plus avantageux, favorisant ainsi le maintien des talents dans la région Grand Est. Les collectivités locales de Moselle et Meurthe-et-Moselle ont déjà annoncé qu’elles suivront de près toute évolution du marché du travail.
Bien que cette nouvelle méthode puisse augmenter la charge fiscale effective pour de nombreux frontaliers, le ministère des Finances souligne qu’elle simplifie la gestion administrative et s’aligne sur les normes de l’OCDE. Les travailleurs transfrontaliers sont invités à rassembler dès à présent leurs bulletins de salaire et attestations fiscales de 2023, à participer aux réunions d’information organisées par leurs employeurs et, si besoin, à solliciter des conseils pour optimiser leurs déductions, notamment en matière de cotisations retraite selon la législation française.
Par ailleurs, les frontaliers qui voyagent fréquemment ou détiennent des passeports hors UE pourraient voir leurs démarches d’immigration se complexifier en parallèle de leurs nouvelles obligations fiscales. Le portail France de VisaHQ (https://www.visahq.com/france/) facilite l’obtention de visas Schengen, permis de travail et autres documents de voyage, permettant aux professionnels transfrontaliers et à leurs services RH de déléguer ces formalités administratives et de se concentrer sur l’ajustement des bulletins de salaire, des taux de prélèvement et des déclarations liées à la convention fiscale.
Pour les entreprises employant des frontaliers, cette évolution du traité complique les modèles de prévision des coûts. Les équipes RH et mobilité doivent revoir les calculs du net au brut, les lettres de mission et les clauses fiscales hypothétiques. Certains employeurs pourraient devoir mettre en place une paie miroir en France ou proposer des mécanismes de compensation (gross-up) durant la première année de transition afin de garantir les salaires nets promis dans les contrats. Les prestataires de paie des deux pays devront synchroniser les attestations de fin d’année pour que les crédits d’impôt liés au prélèvement luxembourgeois soient correctement préremplis dans les déclarations françaises. Ce changement fiscal interagit également avec le régime des impatriés en France, qui offre une exonération partielle sur certains éléments de rémunération entrants. Les résidents français qui envisageaient auparavant de passer sous contrat luxembourgeois pour des raisons fiscales pourraient désormais trouver le statut d’impatrié plus avantageux, favorisant ainsi le maintien des talents dans la région Grand Est. Les collectivités locales de Moselle et Meurthe-et-Moselle ont déjà annoncé qu’elles suivront de près toute évolution du marché du travail.
Bien que cette nouvelle méthode puisse augmenter la charge fiscale effective pour de nombreux frontaliers, le ministère des Finances souligne qu’elle simplifie la gestion administrative et s’aligne sur les normes de l’OCDE. Les travailleurs transfrontaliers sont invités à rassembler dès à présent leurs bulletins de salaire et attestations fiscales de 2023, à participer aux réunions d’information organisées par leurs employeurs et, si besoin, à solliciter des conseils pour optimiser leurs déductions, notamment en matière de cotisations retraite selon la législation française.
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